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18/09/2016

La Déconfiture, Pascal Rabaté sur les routes de l'exode de juin 40

Rabaté, FuturopolisL'exode, celle de juin 1940, pendant laquelle des millions de Français fuient vers le sud devant l'avance allemande et sous les bombes des Stukas. L'armée française en fait autant, mal équipée, mal commandée et écrasée par un ennemi trop puissant pour elle. Dans La Déconfiture, Pascal Rabaté suit la piste de l'un de ces soldats pris au piège sur une route de France, coupé de son unité. Videgrain va en voir de toutes les couleurs sous le trait plus réaliste désormais de Rabaté, créateur de l'incontournable Ibicus et dont on apprécie ce retour en force et en talent après l'excellent Vive la Marée en 2015. La Déconfiture est en deux albums.

Lire le dossier sur ligneclaire.info : La Déconfiture, T1, Futuropolis, 19 €

 

 

08/10/2015

Vive la marée ! Des vacances au bord de l'eau

Rabaté, David Prudhomme, futuropolisDavid Prudhomme et Pascal Rabaté sont là et bien là. Ils ont associé leurs talents pour une fresque des petits et grands moments de vacanciers tout à fait probables sur la plage de leur été. Dans Vive la marée ! on est un peu le témoin d'enchainements du quotidien, l'oeil d'une caméra qui se déplace, change d'angle et passe d'un héros provisoire à un autre. Un beau travelling, souple et suave, ensoleillé par les dessins et les textes à quatre mains des deux complices.

Lire l'article sur ligneclaire.info en cliquant sur : Vive la marée !, Futuropolis, 20 €

08/01/2013

Un boucher qui a la dent dure

Crève Saucisse, Rabaté, FuturopolisNe jamais troubler l'eau qui dort. Qui plus quand l'eau c'est un brave boucher qui est un fan de BD. Pascal Rabaté (et oui, cette fois au scénario) conte une aventure banale certes mais à rebondissements imprévus. Didier, le boucher est cocu. Sa très jolie jeune femme a un amant, Éric, meilleur ami du roi de l'entrecôte. Et donc peu à peu toutes les pièces du drame vont se mettre en place avec au dessin Simon Hureau.

Lire l'article complet sur le site ligneclaire.info en cliquant sur :

Crève Saucisse, Futuropolis, 16 €

02/08/2009

Cestac : une belle brochette de vainqueurs

BD AIME PAS.jpgC’est une belle brochette de vainqueurs, de cas douteux, de surgonflés de l’ego, de prétentieux, d’authentiques synthèses de la connerie ambiante et de la méchanceté (parfois) réunies. Florence Cestac nous offre, en histoires courtes de quelques planches, une superbe galerie de portraits qui nous font tous penser immanquablement à quelqu’un. Et pourquoi pas à nous des fois ? On vous le demande. Tout ces gens la gonflent grave la Florence. Ils se prennent pour des génies ou des modèles. Cestac puise dans le réservoir sans fond de nos concitoyens, de ces femmes et de ces hommes qui l’entourent, nous, vous, moi, les autres.

 

Qui ne connaît, ou n’a été, un chef de service tatillon et sûr de lui ? Qui n’a été au moins une fois (allez, deux fois)  imbuvable avec un collaborateur ? Quel est le père qui n’a jamais poussé à bout sa progéniture en lui rabâchant ses idées bien arrêtées sur la vie ? On passe sur la meilleure amie à qui le monde fait du bien en permanence alors qu’on se morfond dans un trou noir sans fin ? Et les maris parfaits faux-culs ? Et le roi du bricolage surnommé Attila ?

 

Cestac a ouvert large la boite à baffes. C’est dans sa nature et on ne peut pas être l’auteur du Démon de Midi, franche, tendre et drôle sans avoir le coup d’œil assassin mais lucide, votre honneur. Dans le style on aime bien son explorateur velu et allergique aux poils de chats, le mec qui se prend pour un nouveau paysan. Surtout depuis les Européennes. Le format à l'italienne du bouquin colle parfaitement aux desseins et au dessin de Florence qui est de nous faire rire même jaune. Et pourquoi pas, réflêchir ? J'aime pas les gens qui se prennent, Hoëbeke, 10, 50 E.

 

 

Quand l’amour prend racines

 

 

BD BONSAI.jpgIl y a peu d’auteurs comme Fred Bernard qui sache nous jeter un sort, nous ensorceler avec ses histoires, nous plonger dans ses univers dont on ne revient jamais le même. Depuis La Tendresse du crocodile ou L’Ivresse du poulpe avec sa jeune héroïne, Bernard a évolué, marqué son territoire. Il récidive cette fois en reprenant totalement à son compte L’Homme Bonsaï, un texte écrit par lui et illustré en son temps par François Roca. Bernard a purement et simplement donné vie à une œuvre parfaite, mélange d’aventures, de poésie, de fantastique, avec sa part de rêve et de chagrin. On part à sa suite, dans un port, dans un bouge à marins, où un capitaine au long court raconte l’histoire d’un curieux navire abandonné en pleine mer et sur lequel un arbre énorme a poussé.

 

 

Quand l’arbre s’est mis à lui parler, le capitaine s’est fait violence pour écouter le cruel destin d’Amédée, l’humain,  devenu cet arbre maudit. Abandonné sur une île déserte par des pirates Amédée, le marin, recevra une graine sur le crane qui s’y incrustera. Un petit arbre va y pousser. Recueilli par des pirates chinois dont le chef, un noble vieillard sait tailler les bonzaïs, Amédée devient un redoutable guerrier invincible, porté par la sève de l’arbre qui l’irrigue.

 

 

A lui les abordages, les filles et les richesses. Dans le joli village vietnamien de Hoï An, il tombe amoureux de la belle Changaï Li (encore une femme fantasque comme Bernard les aime), l’enlève et vit sa passion qui peu à peu va les dévorer tous les deux. A la mort de son grand amour, Amédée plantera ses racines à bord d’un galion, là où deux siècles plus tard le trouvera le capitaine. C'est un beau conte dessiné en finesse et enrichi de jolis détails comme les tatouages des héros. Fred Bernard imagine, sculpte, cisèle, nous offre une histoire d'amour exceptionnelle. Son homme bonsaï et sa Changaï Li sont à leur façon de dignes héritiers de Roméo et Juliette. L'Homme Bonsaï, Delcourt, 14, 95 E.

 

 

 

 

Y a de la joie, bonjour tristesse

 

 

BD PTIT RIEN.jpgPatrick n’est pas un rigolo. Le nouveau héros de Pascal Rabaté est pourtant l’heureux propriétaire d’un magasin de farce et attrapes à l’enseigne subtile et surréaliste, Le Petit rien tout neuf avec un ventre jaune qui donne son titre à l’album. D’accord, la femme de Patrick s’est fait la malle mais avec un dépressif pareil y a de quoi aller voir ailleurs si la vie pourrait pas être plus rose. Depuis le Patrick se morfond, et fait régner autour de lui tristesse et morosité. Sa mère, son frère, sa vendeuse Stéphanie, personne n’y échappe. Quand on vend des coussins péteurs ou des masques de Sarkozy on se doit théoriquement d’avoir le moral.

 

 

Mettant de côté ses pulsions suicidaires Patrick accepte de se rendre à un bal masqué. Erreur fatale car son petit cœur tout triste va faire boum pour une jeune et jolie acrobate de cirque, Clarisse. Finies les idées noires, Patrick s’enflamme, accapare la belle et redevient l’inventeur de génie qu’il a été, toujours prêt à bricoler un jouet ou un gadget, un gai-luron. Il y aura pourtant dérapage avec le frère de Patrick, une grosse bagarre, qui tourne mal. Et puis Clarisse mettra les voiles submergée par l’amour inconditionnel de Patrick.

 

Une histoire douce-amère, Pascal Rabaté raconte une rencontre et deux destins qui se croisent, sans plus, comme souvent. L'amour il faut y croire à deux sans exclusive et ne pas passer à côté. La sincérité recouvre tout le propos de Rabaté. Il y apporte en plus une touche d'humour te de simplicité. Le dessin est à la fois sobre et chaleureux, riche, exressif. Etonnant comme on ses ent concerné et ému par ce couple hors du commun. Rabata a vraiment beaucoup de talent. Le Petit rien tout neuf, Futuropolis,18 E