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05/11/2017

Le Petit Nicolas, la version originale en couleur

Goscinny, SempéUne pépite retrouvée, les débuts du Petit Nicolas qui datent du milieu des années cinquante. Au scénario un certain Agostini et au dessin Sempé pour ces 28 planches publiées dans Le Moustique. Un galop d'essai et une pause avant la reprise dans Sud Ouest le quotidien bordelais en 1959 mais cette fois en noir et blanc. Et avec un scénariste qui a repris son vrai nom, René Goscinny.

Lire le dossier complet sur ligneclaire.info : Le petit Nicolas, la bande dessinée originale, IMAV éditions, 12,90 €

12/09/2017

Les débuts du Petit Nicolas, héros de BD

Sempé, GoscinnyIl a bercé la jeunesse et même l'enfance de pas mal de jeunes retraités toujours aussi passionnés de BD à ce jour. Le Petit Nicolas de Sempé et Goscinny ne vivait pas dans un monde de brutes, s'exprimait correctement, n'avait pas de portable, connaissait à peu près l'orthographe et savait sourire et s'émouvoir. On ferme la page nostalgie. On ne savait pas à l'époque qu'à l’origine Le Petit Nicolas était une bande dessinée et non pas ce qu'on en a connu en France des histoires du jeune écolier sous forme de textes illustrés. Les auteurs avaient réalisé une bande dessinée en couleurs et Le Petit Nicolas faisait alors des bulles. En lisant Le Petit Nicolas, La bande dessinée originale, on va combler une lacune et tout savoir de la genèse de l’une des œuvres les plus célèbres de la littérature jeunesse.

Lire tout l'article sur ligneclaire.info : Le Petit Nicolas, La bande dessinée originale, 48 pages, IMAV éditions, 12,90 €

24/01/2015

La Révolution Pilote, comment se débarasser d'un père qui s'appelait Goscinny

Révolution Pilote, GoscinnyIl y a eu un avant et un après, au journal Pilote, au printemps 1968. On en a déjà parlé, beaucoup. René Goscinny et sa gestion éditoriale ont été remis en question par les jeunes dessinateurs talentueux, dont Giraud et Mézières qui faisaient le succès du titre. Règlements de compte, on tue le père et on essaye de faire mieux que lui. C'est sur cette révolte, non sire cette révolution, que reviennent Eric Aeschimann, journaliste, et Nicoby, dessinateur. Ils ont prix stylo et crayon pour interviewer les acteurs de ce coup d'état, acte de naissance à leurs yeux de la BD moderne mais qui verra aussi la fin de Pilote hebdo au milieu des années soixante-dix.

Lire tout l'article sur ligneclaire.info en cliquant sur : La Révolution Pilote, 1968-1972, Dargaud, 17,95 €

 

01/10/2014

Luc Junior de Goscinny et Uderzo réédité

Luc Junior, Uderzo, GoscinnyLuc Junior reprend du service. Créé par Goscinny et Uderzo au début des années cinquante il s'inscrit dans une sorte de concurrence d'un certain Tintin qui à l'époque désormais avait son journal. Les éditions Albert René rééditent en intégrale accompagnées de bonus les sept albums.

Lire le dossier sur ligneclaire.info en cliquant sur : L'intégrale Luc Junior, Editions Albert René,  20.50 €

07/12/2012

Le Petit Nicolas en Latin, un succès

Petit Nicolas en latin, GoscinnyHuit histoires du Petit Nicolas écrites par Goscinny ont été traduites en Latin et illustrées par Sempé. Le succès du livre a été tel qu'il en est à sa deuxième réimpression. Même Sempé qui n'a jamais fait de Latin a été charmé. Un vrai carton pour une idée, bonne, mais pas vraiment évidente au départ. Ce qui montre que nous avons encore un bon fond et que nous sommes capables de nous amuser en apprenant ou en découvrant.

Lire l'article complet sur ligneclaire.info en cliquant sur :

Le Petit Nicolas en Latin, IMAV Editions, 104 pages, 15 €

05/10/2012

Un maître de la BD à l'état pur

Goscinny, Mille et un visagesCe n'est sûrement qu'un hasard mais au moment où sort une intégrale Uderzo (voir note sur le blog), voici les Mille et un visages de René Goscinny. Des dessins d'un maître en écriture, le papa des Dingodossiers, du Petit Nicolas, d'Astérix évidemment, de Lucky Luke, du méchant Iznogoud, le boss de Pilote.

On découvre comment Goscinny se croquait lui-même et comment les dessinateurs les plus célèbres de Tibet à Uderzo, Alexis, Tabary l'ont parfois mis en scène. Morris aussi, Sempé, Fred et combien de grands noms.

José-Louis Bocquet a rédigé les textes de ce beau bouquin bourré d'illustrations, connues ou pas, de planches de Pilote ou autres. La direction artistique est signée par Philippe Ghielmetti.

Goscinny c'était et c'est encore la BD à l'état pur. Personne n'a su ou pu le dépasser. Il nous a quitté il y a trente cinq ans. Un bel hommage que ce René Goscinny, Mille et un visages. Imav Editions, 35 €.

15/10/2010

Lucky Luke : un scénario brillant et à quatre mains

BD PINKERTON.jpgC'est la bonne nouvelle de cette fin d'année. Lucky Luke revient et en force. Les dernières aventures du célèbre cow-boy sont signées par deux maîtres du roman noir, Pennac et Benacquista avec Achdé au dessin. Un seul mot pour cette reprise à quatre mains: pari gagné. Rarement le scénario de la série a été aussi nerveux, écrit, drôle et réaliste. Les idées fusent, enchantent, étonannety.

Le rythme est soutenu. Luke affronte le génial mais arriviste Pinkerton, fondateur de l'agence de détectives. Plusieurs degrés de lecture sont possibles. La tentation sécuritaire déjà, la tolérance zéro, les dossiers secrets ou une aventure avec Dalton libérés, Luke à la retraite. L'esprit Morris et Goscinny est retrouvé, celui de Joss Jamon. Bravo. Lucky Luke contre Pinkerton, Lucky Comics, 9,95 €.

29/10/2009

Astérix a 50 ans : Uderzo se confie

En ce 50e anniversair du début des aventures d'Astérix, Albert Uderzo publie un nouvel album, le 34e. Toujours étonné par son destin, ce grand monsieur de la BD se confie en toute liberté.

 

BD UDERP.jpgPas trop fatigué Uderzo en ce 50e anniversaire ?

Si, mais par l’ampleur de toutes les cérémonies qui me réjouissent bien sûr. Je fais face mais cela pèse un peu.

 

Est-ce que le succès d’Astérix vous a un jour dépassé ?

Jamais parce que contrairement à ce que l’on croit ce succès a été pour Goscinny et moi très progressif. Il a pris du temps, nous ne nous le sommes jamais expliqué mais nous avons toujours été conscients de notre chance. Je suis resté prudent. J’en avais bavé. Quand j’ai débuté, pour vivre, j’aurai accepté d’illustrer le Bottin.Nous avons énormément travaillé. Il est difficile de trouver des idées nouvelles. René lui-même m’a annoncé au dixième album : «On a tout dit dans Astérix.» Et dans la foulée il a signé quatorze albums de plus et moi neuf.

 

Quand vous avez assumé la relève à la mort de Goscinny vous avez été inquiet ?

Je suis parti à l’aveuglette mais confiant. Exploiter par exemple les voyages d’Astérix est très compliqué car cela nous avait obligés à prendre des libertés historiques comme dans La Grande Traversée où Astérix découvre l’Amérique. Les lecteurs sont très vigilants.

Et puis il y a la continuité des personnages, faire attention que par exemple Obélix ne prenne pas l’avantage sur Astérix, pas de politique, un brin de tendresse amoureuse sans plus. Pas simple vous savez.

 

BD ASTE2.jpgQuel est votre album préféré ?

Il y a deux époques. Celle de Goscinny et je choisirais Astérix chez les Bretons avec son idée extraordinaire de les faire parler avec une construction de phrases à l’anglaise. Pour mes albums j’ai un gros faible pour Le Fils d’Astérix et La Rose et le Glaive .

J’ai toujours pris plaisir à faire ce métier qu’on ne peut faire que si on l’aime. Cela dit j’ai eu du mal parfois. Il faut suivre un sillon précis défini par les albums, intégrer des classiques comme les pirates. Quand Hergé a fait porter des pantalons normaux à Tintin au lieu de culottes de golf ses lecteurs se sont insurgés.

 

BD ASTE1.jpgAvez-vous des regrets en BD, de thèmes non abordés ?

Sûrement d’avoir arrêté Tanguy et Laverdure. Mais je devais faire cinq planches par semaine entre Astérix, Oumpah-Pah et Tanguy. C’était trop. J’ai eu la chance de travailler avec les deux plus grands scénaristes de l’époque, Goscinny et Charlier.

 

Et demain ?

Une idée d’album après Le Livre d’Or qui sort cette semaine . Je vais essayer de continuer moi-même avec de jeunes dessinateurs qui prendront la relève comme je l’ai souhaité. Astérix appartient à ses lecteurs. Je ne pouvais pas avoir la prétention qu’il disparaisse avec moi.

Côté film un projet avec Le Tour de Gaule mais non finalisé. Et après, je m’étonne d’être un peu fatigué.

 

Un nouvel album en or...

 

BD ALBUM AST.jpgC'est le 34e album des aventures d'Astérix qui a vu le jour officiellement la semaine dernière. « L'album est constitué d'histoires courtes, 56 pages au total, avec pour héros des personnages bien connus des lecteurs d'Astérix qui reviennent au village pour cet anniversaire », précise Uderzo qui ajoute « on a retrouvé un texte de Goscinny paru dans Pilote sur les voyages que j'ai mis en images. Il colle parfaitement à l'univers d'Astérix ».

Incluant aussi des parodies de célèbres tableaux qui pourraient laisser penser qu'Astérix et Obélix ont inspiré les plus grands maîtres, cet album est avant tout un hommage non seulement au monde d'Astérix mais aussi aux lecteurs qui en ont fait le succès.

 Astérix s'expose aussi à Paris

Depuis hier, Astérix s'expose dans le cadre superbe du Musée de Cluny et jusqu'au 3 janvier. Dans les thermes romains restaurés, on retrouvera une trentaine de planches originales, des tapuscrits qui permettent de reconstituer la progression de la conception des histoires par Goscinny et Uderzo. Quelques objets sont aussi en vedette, la machine à écrire de Goscinny, le premier numéro de Pilote qui viennent compléter cette exposition exceptionnelle. Musée de Cluny. 6, place Paul-Painlevé, Paris. 8 € l'entrée.

 

Bon anniversaire Astérix

Par Toutatis, ils sont forts ces Gaulois !

1959 Le 29 octobre 1959, le premier numéro du journal Pilote, une sorte de Paris-Match pour les jeunes, sort en kiosques. A l'intérieur des sujets d'actualité, des planches de BD et le début des aventures d'un petit gaulois teigneux, moustachu, casque ailé vissé sur la tête. Astérix vient de naître sous la signature de René Goscinny et d'Albert Uderzo.

BD PLANCHE.jpg50 ans après, tout a été dit sur l'exceptionnelle saga : des dizaines de millions d'albums vendus, des dessins animés, des films, des produits dérivés, des thèses en Sorbonne, des bouquins, des traductions dans le monde entier, le choix du personnage par Goscinny et Uderzo sur le balcon du HLM où habite le dessinateur à la fin des années cinquante. Moins connu : à la place d'Astérix Goscinny et Uderzo voulaient adapter le Roman de Renart, projet abandonné rapidement. Une certitude : même le général de Gaulle s'était pris d'affection pour le petit gaulois et un satellite français a porté son nom. Et Midi Libre aura été en 1963 l'un des premiers quotidiens à publier Astérix dans ses colonnes.

On sait encore qu'après la mort en 1977 de René Goscinny, scénariste génial (lire ci-contre), Uderzo a repris seul Astérix, textes et dessin, et qu'il a décidé qu'à sa disparition son héros pourrait être repris par d'autres dessinateurs. Mais le vrai constat incontournable, c'est que jamais depuis cinquante ans Astérix n'a connu la moindre baisse de régime, la moindre désaffection du public, progressant en ventes à chaque sortie d'album, rassemblant des millions de spectateurs.

Devenu un monument national Astérix, avec Obélix, Panoramix et sa potion magique, les habitants de ce village gaulois qui résiste encore et toujours à l'envahisseur – et à la bêtise ambiante – fait partie aujourd'hui du patrimoine national. Tous sont devenus au fil des ans des compagnons de route fidèles des Français, un phénomène éditorial certes mais aussi historique sans égal que certains ont même tenté de récupérer politiquement s'attirant les foudres de Toutatis Uderzo.

René Goscinny et Albert Uderzo (rédacteur en chef d'un jour de Midi Libre en mars 2004) ont été les premiers étonnés de cette vague irrésistible, de cette reconnaissance (lire en page précédente l'interview d'Albert Uderzo). En touchant mine de rien tous les sujets qui pouvaient préoccuper, amuser, distraire les Français, Goscinny et Uderzo ont bouclé des petits bijoux, des albums que l'on se passe et repasse depuis trois générations.

Un humour irrésistible qui se découvre au fil des lectures, des personnages et des expressions cultes, un dessin inégalé, un énorme travail dont on n'a pas idée, Astérix et ses copains ne nous ont donné que du bonheur. Bon anniversaire et un grand merci.

RENÉ GOSCINNY : Roi du scénario et de l'humour

BD GOSCINNY.jpgIl était accroché à sa machine à écrire. René Goscinny, scénariste d'Astérix jusqu'à ce mauvais jour de 1977 qui le vit succomber à une crise cardiaque, n'a jamais été égalé. Goscinny cumulait avec bonheur le poste de rédacteur en chef du journal Pilote et l'écriture des aventures d'Astérix, d'Oumpah Pah, du Petit Nicolas avec Sempé, du méchant calife Iznogoud, de Lucky Luke avec Morris. Les Dalton c'est lui, Rantanplan aussi. Il a même signé un Jerry Spring avec Jijé, Modeste et Pompon avec Franquin. Une légende et un destin exceptionnel pour ce vrai génie inquiet, homme drôle, sensible. Il avait fait ses débuts aux USA à la fin des années quarante. Il lancera des auteurs comme Gotlib, Mézières, Giraud, Fred. (Lire "Goscinny, faire rire quel métier", par A. du Chatenet et C. Guillot, Gallimard)

Anne Goscinny « Mon père, ce visionnaire»

BD ANNE GOS.jpgAnne Goscinny avait 8 ans quand son papa, René, à 51 ans la quitte, elle et sa maman. « Quand on me demande ce qu'il aurait pensé, dit ou fait aujourd'hui, je ne réponds pas. Je me le suis si longtemps demandé. J'ai arrêté de me poser la question et j'ai vraiment compris qu'il était mort, confie Anne, la fille unique de Goscinny. Astérix avait perdu l'un de ses deux papas, le second, Uderzo, a eu beaucoup de courage pour continuer l'aventure. La force d'Astérix, c'est la fidélité de ses lecteurs. Mon fils rit et rira encore dans vingt ans en découvrant un autre niveau de lecture d'Astérix. » Anne Goscinny est sûre que c'est l'esprit de résistance d'Astérix qui l'a accroché au coeur des Français : « On résiste toujours à quelque chose, à un chagrin, une tentation. » Goscinny c'était un inquiet toujours à la recherche de la bonne idée, grand cinéphile, boulimique de travail : « Il s'enfermait dans son bureau et sa machine crépitait. » Son rêve : « Faire de la mise en scène. Ses albums sont de vrais story-boards de cinéma. » Il adorait convaincre, un vrai visionnaire découvreur de talents. Et Astérix demain ? « Nous sommes d'accord avec Uderzo. Astérix est déjà un survivant. Il doit continuer. C'est un personnage fort qui s'imposera aux futurs dessinateurs et scénaristes. » Et de conclure avec tendresse : « J'ai respecté la mémoire de mon père en faisant toujours ce qui d'après moi l'aurait rendu heureux. »

ALBERT UDERZO : Un dessin superbe et en mouvement

BD UDERZO.jpgA ses débuts, comme Peyo, Franquin et Morris, Albert Uderzo voulait faire du dessin animé. Mais le dessin d'humour a toujours tenté ce dessinateur au trait en perpétuel mouvement. C'est aux studios de la World Press qu'Uderzo et Goscinny se rencontrent au milieu des années 1950 et deviennent de vrais amis. Albert Uderzo a le dessin qui s'impose pour Astérix mais c'est avec l'Indien Oumpah Pah (une sorte de précurseur mélange d'Astérix et d'Obélix) et le flibustier Jehan Pistolet qu'il débute tout en dessinant des séries plus alimentaires.

Il signera aussi, lui qui adore l'aviation, les premiers albums avec Charlier de Tanguy et Laverdure (devenus Les Chevaliers du Ciel à la TV). Son dessin ne fera que progresser, enlevé, précis, gouailleur ou bourré d'émotion, devenu mythique et sans égal.

 

Produits dérivés : Pixi, le roi de la fête

BD PIXI 1.jpgAstérix est très vite devenu un support incontournable pour des produits dérivés. Mais pour les figurines en métal sculptées et peintes à la main, c'est la célèbre firme Pixi qui est le partenaire privilégié du petit Gaulois. « Pour cet anniversaire, nous avons créé deux sculptures : le menhir d'Obélix, sur lequel il grave le titre des albums, et une photo de famille des principaux personnages, 138 au total dont un tirage spécial signé par Uderzo. » Un vrai travail de Romain confie Philippe-Antoine Guérard, président du groupe Pixi qu'il fonde en 1983 avec Alexis Poliakoff : « Astérix a eu du mal à démarrer il y a vingt ans. On était à l'époque en plein boum des Pixi avec Tintin comme héros. Mais aujourd'hui, Astérix est devenu une référence recherchée de 200 pièces différentes ». Avec toujours la volonté de se faire plaisir quand il crée un sujet, le PDG de Pixi a des projets pleins la tête dont une mise en figurines des Beatles à travers leurs personnages extraits du dessin animé Yellow Submarine