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19/12/2017

Largo Winch, une édition commentée de l’Étoile du Matin

Francq, DupuisEt une idée de cadeau de Noël de plus. Dupuis sort une édition commentée du dernier Largo Winch, L’Étoile du matin. On sait que ce n'est plus Van Hamme qui est aux commandes du scénario. Eric Giacometti l'a remplacé et ce premier album sous sa tutelle a remis les pendules à l'heure en revenant à des fondamentaux bien cadrés. Philippe Francq se livre totalement dans cette édition à tirage limitée.

Lire le dossier complet sur ligneclaire.info : Largo Winch, T21 L’Étoile du matin, édition commentée, Dupuis, 24,95 €

14/10/2017

Largo Winch T21, L’Étoile du matin brille de tout ses feux

Francq, DupuisUn nouveau Largo Winch c'est toujours un évènement. D'autant plus quand c'est le premier essai d'un nouveau scénariste, Eric Giacometti, qui remplace le créateur de l'aventurier milliardaire, Jean Van Hamme. Côté dessin Philippe Francq est toujours incontournable et tant mieux. Son dessin est irremplaçable, peaufiné, bien placé, d'un réalisme parfait et toujours tiré vers le haut. Alors quoi de neuf avec cette Étoile du matin, tome 21 de la série mythique ? Avant tout que Largo se retrouve confronté au monde de la finance, de ses requins qui tirent dans l'ombre les ficelles, en direct, avec un scénario plus carré sur le sujet comme Philippe Francq l'avait laissé entendre dans l'interview accordé en son temps à ligneclaire. Résultat la suite du tome 20 et le début d'un diptyque qui rompt assez clairement les ponts avec l'époque Van Hamme qui avait eu tendance sur la fin à jouer la carte du thriller pur et dur. Un retour aux sources clair et net.

Lire tout l'article sur ligneclaire.info : https://www.ligneclaire.info/francq-giacometti-56988.html

19/10/2012

Colère Rouge pour Philippe Francq

Francq, Largo Winch, Van Hamme, Dupuis, Colère rougeToujours aussi combatif Largo Winch, jeune, beau (et honnête milliardaire) dont les aventures depuis plus de vingt ans caracolent en tête du palmarès des ventes. Pour le tome XVIII, Colère Rouge (Dupuis, 12,95 €) qui sort, Philippe Francq, héraultais d’adoption et dessinateur de la série (photo JLT DR), revient sur la réalisation de cette saga hors normes, mélange de thriller et de business story, menée au scénario de main de maître par Van Hamme.

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29/10/2010

Philippe Francq : Largo Winch, témoin d'un monde en crise

BD FRANCQ.jpgPhilippe Francq, dessinateur de la BD Largo Winch (Dupuis) était l’invité de Midi Libre. Une avant-première, en quelque sorte, avant qu’on ne fête les vingt ans de la série.

 

Largo a vingt ans. Vous formez un couple parfait avec votre personnage ?

On ne dessine bien que ce que l’on connaît. C’est vrai qu’il y a de moi dans Largo Winch, le milliardaire aventurier. Au moins au niveau de ses attitudes. On a mis en commun avec Jean Van Hamme, le scénariste, ce qui nous plaisait en nous pour construire notre héros.

Et puis, si le scénario est écrit en trois mois, je passe au moins dix mois par an à ma table à dessin pour réaliser un album. Faites le compte. Une vraie vie de couple oui, mais je sais parfaitement me détacher du personnage. Il n’y a aucune identification malgré cette belle aventure de vingt ans avec Largo et le monde bâti autour de lui.

 

Le 17e album sortle 12 novembre. Comment vivez-vous cette longévité et le succès qui l’accompagne ?

Je pense que nous arrivons à un tournant des aventures du jeune milliardaire. Nous avions le même âge avec Largo quand le premier album est sorti. Lui, en vingt ans il n’a vieilli que de trois ans. Moi par contre... Nous avions vingt-sept ans et finalement la naïveté de notre jeunesse.

Aujourd’hui nous avons cerné la personnalité de Largo avec Jean Van Hamme. Sa passion de patron du Groupe Winch, un brin utopiste, c’est, par tous les moyens, de trouver des solutions aux secousses des crises économiques ou des OPA qui peuvent mettre en danger l’emploi de ses collaborateurs. Plus son côté aventurier, défenseur de la veuve et de l’orphelin, fidèle en amitié mais pragmatique et capable d’aller loin quand on l’attaque. Il est le témoin mais acteur d’un monde en crise.

Quant au succès il s’est affirmé au fil des albums mais tout en l’espérant on ne pouvait pas se douter il y a vingt ans qu’en 2010 le tome 17 serait tiré à 450 000 exemplaires à sa sortie. Nos lecteurs ont envie de lire des histoires qui les sortent du quotidien mais qui collent à l’actualité.

 

Vos lecteurs ont finalement grandi avec Largo.

Absolument. D’adolescents ils sont devenus adultes et leurs enfants ont suivi. Vous savez, en BD pour enfants, les cycles sont de cinq ans. Ensuite ils passent à des BD plus réalistes.Le 17e album est un album charnière dans votre œuvre ?

Oui car je vais faire évoluer les décors de Largo Winch. Je vais dessiner un nouveau siège, une nouvelle tour pour le groupe W, sûrement dans l’environnement urbain de Chicago. Même ambition pour l’avion personnel de Largo Winch.

Et enfin les personnages secondaires, très importants, restent et seront de plus en plus des figures majeures et fortes de nos histoires. Parfois ils sont plus vitaux que le héros lui-même.

Cet album, intitulé Mer Noire, émaillé de retrouvailles, de personnages dont les destins se recroisent est peut-être plus humain que les précédents. La psychologie de Largo s’affirme. On le verra encore plus avec la suite mais il faudra attendre début 2012.

 

Comment donnez-vous un visage à vos personnages ?

Simplement en prenant pour modèles des proches. Je vais vous confier un secret. Dans le tome 17, la très belle mais dangereuse Sybil m’a été inspirée par une amie montpelliéraine, Maryse.On ne peut pas créer un personnage secondaire avec n’importe qui. Il y a aussi le regard, capital, qui rend le dessin d’un visage vivant, sublime le corps. Le texte vient couronner le tout pour enfin donner la planche définitive.

Une alchimie parfois mystérieuse.

 

Philippe Francq, homme de passion.

Exemple, cet Héraultais d’adoption a son brevet de pilote d’hélicoptère et peut passer des heures à décrire technologie et engins à pales du futur.

Comme Largo Winch, Philippe Franck sait à la fois être convaincant, d’une redoutable franchise : « On me dit parfois que je ne travaille pas ou au moins que je m’amuse en dessinant sous prétexte que mon studio est chez moi. C’est vrai que je ne pars pas au boulot tous les matins mais personne ne se doute vraiment du temps qu’un auteur consacre à son art. Uderzo confiait qu’il avait passé sa vie attaché à sa planche à dessin. »

Quand on lui demande ce qu’il lit en BD, la réponse fuse  : « De moins en moins d’albums. Je préfère les romans ou des ouvrages scientifiques. Mais je peux vous dire toute l’admiration que j’ai pour un auteur comme Manu Larcenet et son Retour à la terre . » Et d’ajouter que «  la BD est une activité industrielle qui fait vivre beaucoup de gens, plus qu’un peintre avec une toile. L’éditeur prend des risques, investit sur un auteur. Quand le succès est au rendez-vous l’argent gagné doit être réinvestie sur un jeune talent ».

Philippe Francq et le manga ? « Ils accentuent les problèmes des personnages et en particulier ceux des adolescents qui se reconnaissent dans les scénarios. Une BD qui marche en France c’est 60 à 100 000 albums. Au Japon un manga qui a du succès ce sont plusieurs millions d’exemplaires d’un titre.  » Le cinéma  ? « La BD essaye d’en faire mais pas avec les mêmes moyens.  »