Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog


21/11/2012

Djinn revient, belle et prête à tout

Mirallès, Djinn, Dufaux, dargaudToujours aussi belle Djinn mais elle prend des risques. Jean Dufaux en a fait dans ce tome 11, second du cycle indien, un professeur en amour. Charge à elle d'apprendre à la fille du respectable et rebelle Radjah Sing comment, en étant irrésistible sur tous les points, manipuler les hommes.Ana Mirallès excelle au dessin sur un texte de Jean Dufaux, le magicien scénariste, qui raconte des histoires avec passion et talent.

Djinn, Tome 11, Une jeunesse éternelle, Dargaud, 11,99 €

Lire la totalité de l'article sur ligneclaire.info en cliquant sur : Djinn Tome 11

16/04/2012

Ana Miralles, la magicienne de Djinn héroïne d'un "sketch book"

BD MIRA 3.JPGElle est la magicienne qui a su apporter à la BD un mélange subtil d'érotisme et d'action le tout avec la bénédiction littéraire de Jean Dufaux.

Ana Miralles est la dessinatrice de la série Djinn qui a emporté ses lecteurs vers des horizons les plus divers, de l'Afrique à l'Inde ou à Constantinople.

Mais Ana Miralles est une femme aux multiples talents. Si il est vrai que Djinn chez Dargaud lui a apporté la notoriété il serait dommage de l'y cantonner.

 

BD MIRA 2.JPGAvec le "sketck book" que lui consacre les éditions du Snorgleux on peut rerouver toute la richesse à travers des projets divers, érotiques certes comme dans Corps à Corps ou historique romancé comme A la Recherche de la Licorne chez Glénat, qui raconte comment une éxpédition avait été mise en oeuvre pour trouver cette corne seule capable de redonner sa virilité au roi de Castille.

 

BD MIRA 1.JPGLe dessin de Mirallés sait jouer à merveille des ombres et des lumières. Avec Emilo Ruiz Miralles signe aussi Muraqqa' chez 12 Bis, une histoire de harem et de favorite en Perse au XVIe. Une ambiance assez proche de celel de Djinn.

Illustratrice, créatrice de costume, Ana Miralles, dans ce sketck book qui paraîtra en juin montre tout son talent, crayonnés, couvertures, travaux personnels.

A ne pas manquer. Pour toute précision snorgleux@snorgleux.com

02/11/2008

Lulu, un bref moment de bonheur

Elle a une bonne quarantaine, Lulu, et ne sait plus où elle habite. Au vrai sens du terme. Partie passer un examen d'embauche on lui a fait clairement comprendre qu'à son âge l'espoir de retravailler ne faisait plus partie du programme. Un mari grande gueule et alcoolique, trois gosses, un physique pas vraiment facile, elle a le bourdon Lulu et décide de ne pas rentrer chez elle, s'offrir une pause à ses risques et périls au bord de la mer.C'est sa course sur la plage, vers un bonheur impossible qu'Etienne Davodeau raconte dans Lulu, femme nue.

BD LULU.jpgAvec tact et intelligence Davodeau revient à sa première passion, la chronique du quotidien, la vie de gens qui n'ont pas l'étoffe des héros. Son récit commence sur une terrasse. Les copains de Lulu sont rassemblés pour une veillée funèbre. De Lulu ? Peut-être. A tour de rôle ils racontent leur amitié pour elle, sa vie pas drôle, sa course d'obstacles, sa rencontre avec la passion brutale, physique qu'elle fait au détour d'une dune. Deux êtres brisés ont la chance de vivre enfin pour eux un moment de bonheur qu'ils savent instinctivement très court.

 

Et puis il y a la galerie de seconds rôles, les frères de l'amoureux de Lulu, deux bizarres et gentils garçons qui le protègent, Xavier le meilleur ami de la quadra fugueuse, la fille ainée un brin rebelle du haut de ses seize ans.

Grosso mode tout le monde est gentil dans cette affaire. Sauf le mari de Lulu, un vrai con. Toujours aussi concis dans son dessin, précis, humain et réel, Davodeau laisse la suite ouverte. Reste que sa Lulu ressemble à beaucoup de femmes qui nous entourent,  anonymes et malheureuses.  «Lulu, femme nue, T1 / Etienne Davodeau / Futuropolis

 

 

Largo, tourments asiatiques

 

BDLARGO.jpgOn l’avait laissé en prison avec un cadavre comme confident à la fin de l’épisode précédent. Et bien en ce début de tome 16 il y est  toujours dans sa prison au fin fond du Tibet le beau milliardaire. Et le cadavre nourri les rats. Largo Winch a des soucis. Embarqué par son sens inné de l’honneur dans une sombre affaire de récupération de manuscrit sacré il est allé agacer les Chinois sur leur territoire .

 

Pas contents les asiates. D’autant que Largo a encore une ardoise non réglée chez eux qui date de sa jeunesse. Là-dessus on ajoute une tentative de rapprochement financier du groupe Winch avec une grosse société du coin aux mains de la famille Tsai, père et fils, on saupoudre avec quelques sociétés secrètes qui avaient filé un coup de main à Largo autrefois, un environnement fabuleux, celui de Hong-Kong et tout roule.

Accrochez vous au fauteuil, vous allez en prendre plein la vue. Pas question de faire une pause. Largo va réussir à échapper à ses tortionnaires aidé par des bonzes karatékas, faire un sort définitif à son tortionnaire, le très méchant capitaine Wole.

 

Simon Ovronnaz, le fidèle ami de Largo flanqué de quelques pulpeuses créatures aux talents variés, rejoint  l’aventure. Un petit coup de turbo au rythme général de l’aventure, une aile volante, un débarquement nocturne dans une île mystérieuse, des meurtres accusateurs, il y a pas à dire Van Hamme et Francq ont fait très fort dans ce tome 16.

Du grand spectacle à toutes les cases, c’est la devise de la maison. On ne lésine pas sur les moyens. Winch indestructible. Bond au rencart, à la retraite.

 

C’est pour emporter ou consommer sur place ? On flirte avec l’overdose mais ça marche. On se fait plaisir et on ne le boude pas.

Si on connaît la maîtrise scénaristique de Van Hamme  le dessin de Francq est toujours aussi bluffant par sa richesse, sa finition, ses cadrages. Francq est le pilier sans lequel le succès de Winch ne serait pas ce qu’il est. On plonge avec lui dans l’action sans retenue.

Du beau boulot. « Largo Winch T16, La Voie et la vertu / Jean Van Hamme / Philippe Francq / Besson / Dupuis

 

Djinn, une belle "Saga africa"

 

BD DJINN.jpgUn nouveau Djinn c’est la certitude de retrouver un univers sensuel, lourd de sous-entendus, angoissant, parfois un peu alambiqué pour qui n’aurait pas une vraie passion pour soit le dessin de Mirallès, soit pour l’écriture de Dufaux.Cette fois la suite des aventures africaines des deux belles, Jade et Lady Nelson qui a été sacrifiée, Kim et les autres s’offrent une dose de surréalisme qui submerge l’histoire elle-même.

 

Car on a un peu de mal à suivre les pistes dans cette saga qui mélange ésotérisme, passions sauvages, sacrifices divers et massacres de camps de réfugiés. On récapitule. Jade est devenue une déesse, Anaktu, une djinn pure et  dure, adulée par une tribu. Elle va réussir à se libérer de l’emprise maléfique qui la submerge. Deux perles noires mortelles scandent l’aventure. Un gentil blanc, Charles, aime une belle noire, Ebony. Ce qui va très mal finir. Kim a des visions et un penchant naturel pour les joies du corps avec ambiance aquatique. Elle va perdre la vue mais trouver la voie de la sagesse. Allez, régalez vous du dessin de Mirralès dans ce beau livre d’images mais on se demande quand même comment tout va finir au prochain volume. « Djinn T 8, Fièvres / Jean Dufaux / Anna Mirallès / Dargaud