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23/05/2010

Nicolas Debon primé à Sérignan pour le Tour des Géants

Nicolas Debon a été primé samedi soir à Sérignan dans le cadre du 15e festival. Il a reçu le prix de la ville qui récompense traditionnellement un premier album. C'est le maître italien de la ligne claire qui lui a remis le prix. Vittorio Giardino, auteur entre autres de Max Fridman, était l'invité d'honneur de Sérignan. Et en rappel la chronique parue sur le Tour des Géants il y a un an pour le Tour de France alors dans la région.

BD Sérignan 10 014.jpgAlors que la Grande Boucle passe dans la région, la saga du Tour s'offre une première, une BD qui raconte par le détail une édition mythique, celle de 1910.
Ils étaient 110 au départ du huitième Tour de France. Quarante seulement seront à l'arrivée des 4 735 kilomètres parcourus par le peloton en passant par Nîmes et Perpignan. Et pour la première fois dans son histoire le Tour allait gravir les cols des Pyrénées. Un défi incroyable pour l'époque. Nicolas Debon, scénariste et dessinateur de ce Tour des Géants (Dargaud, 14,50 €) s'est lancé « sans vraiment réfléchir dans l'aventure et sans connaissances particulières en cyclisme ». Un novice, Debon qui a traité son sujet « comme une enquête pour que le côté humain fonctionne ».

Il raconte étape par étape les péripéties de ce Tour mythique dans lequel vont s'affronter deux « géants », Faber le Luxembourgeois et Lapize surnommé Tatane, sous l'oeil d'un troisième larron, Garrigou alias le Dandy. Pour ses débuts en BD, Nicolas Debon déroule son Tour avec brio et panache comme celui de ces forçats du vélo dont il nous raconte l'épopée faite de souffrance et d'abnégation.

Incroyables les conditions dans lesquelles les coureurs en 1910 s'élançaient sur le Tour. « Qui se souvient, renchérit Debon, que les vélos commençaient à peine à bénéficier des innovations techniques, les freins, la roue libre et, incroyable, la roue arrière que l'on retourne dans les montées pour démultiplier les pignons. » Debon montre les contrôles draconiens malgré l'absence de signalisation et des routes abominables. Si on aide les coureurs ils sont mis à l'amende. A eux de réparer en cas de crevaison. Et fleurissent déjà sur le Tour, hormis l'alcool, des produits dopants.

Une vraie leçon d'Histoire et un grand coup de chapeau aux fous de la petite reine de 1910 dont la plupart seront tués en 1914.

07/07/2009

Racontée en bulles, l'incroyable saga du Tour 1910

Nicolas Debon sera de passage à Montpellier le 9 juillet pour une dédicace à la librairie Azimuts.


BD DEBON.jpgAlors que la Grande Boucle passe dans la région, la saga du Tour s'offre une première, une BD qui raconte par le détail une édition mythique, celle de 1910.
Ils étaient 110 au départ du huitième Tour de France. Quarante seulement seront à l'arrivée des 4 735 kilomètres parcourus par le peloton en passant par Nîmes et Perpignan. Et pour la première fois dans son histoire le Tour allait gravir les cols des Pyrénées. Un défi incroyable pour l'époque. Nicolas Debon, scénariste et dessinateur de ce Tour des Géants (Dargaud, 14,50 €) s'est lancé « sans vraiment réfléchir dans l'aventure et sans connaissances particulières en cyclisme ». Un novice, Debon qui a traité son sujet « comme une enquête pour que le côté humain fonctionne ».

Il raconte étape par étape les péripéties de ce Tour mythique dans lequel vont s'affronter deux « géants », Faber le Luxembourgeois et Lapize surnommé Tatane, sous l'oeil d'un troisième larron, Garrigou alias le Dandy. Pour ses débuts en BD, Nicolas Debon déroule son Tour avec brio et panache comme celui de ces forçats du vélo dont il nous raconte l'épopée faite de souffrance et d'abnégation.

Incroyables les conditions dans lesquelles les coureurs en 1910 s'élançaient sur le Tour. « Qui se souvient, renchérit Debon, que les vélos commençaient à peine à bénéficier des innovations techniques, les freins, la roue libre et, incroyable, la roue arrière que l'on retourne dans les montées pour démultiplier les pignons. » Debon montre les contrôles draconiens malgré l'absence de signalisation et des routes abominables. Si on aide les coureurs ils sont mis à l'amende. A eux de réparer en cas de crevaison. Et fleurissent déjà sur le Tour, hormis l'alcool, des produits dopants.

Une vraie leçon d'Histoire et un grand coup de chapeau aux fous de la petite reine de 1910 dont la plupart seront tués en 1914.