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22/11/2015

Prix des libraires BD 2016, Les Equinoxes et Cher Pays de notre enfance nommés

Davodeau, Collombat, Fabcaro, Canal BD

Voici les deux nouveaux albums nommés pour le prix des libraires BD 2016. Les Equinoxes de Cyril Pedrosa (Dupuis) et Cher Pays de notre enfance de Etienne Davodeau et Benoît Collombat (Futuropolis) ont été choisis par les libraires Canal BD et Album pour la période du 1er septembre au 31 octobre 2015 et participeront au prochain Prix des Libraires de Bande Dessinée, qui sera décerné en mai 2016.

Ils rejoignent dans la liste des nommés Zaï Zaï Zaï Zaï de Fabcaro (Six Pieds Sous Terre), Murderabilia de Alvaro Ortiz (Rackham),Tyler Cross T.2 de Nury et Bruno (Dargaud) et Stern T.1 de Julien et Frédéric Maffre (Dargaud).

Davodeau, Collombat, Fabcaro, Canal BD

01/11/2015

Cher Pays de notre enfance, une histoire de mémoire

Davodeau, Futuropolis, Collombat, SACEtienne Davodau et Benoit Collombat sont partis sur les traces du SAC. Le Service d'Action Civique était le bras armé du parti gaulliste du début des années soixante à celui des années quatre-vingt. Et qui dit SAC dit affaires, manipulations, chantages, dossiers, morts subites, assassinats jamais vraiment élucidés du juge Renaud à Robert Boulin, de butin de braquages destinés à financer le parti politique gaulliste ou à la tuerie d'Auriol en 1981. 
Dans Cher Pays de notre enfance, Etienne Davodeau et Benoît Collombat ont repris l'enquête sur les "bavures" du SAC, travail minutieux et à charge, sans se voiler la face, ni celle obscure d'une démocratie qui a laissé faire.

Lire le dossier sur ligneclaire.info : Cher Pays de notre enfance, Futuropolis, 24 €

31/05/2014

Le Constat, cavale d'un trio de rencontre

Le Constat, Davodeau, dargaudUne fuite aussi dans la lignée de Lulu femme nue mais bien avant. Cette fois Etienne Davodeau rassemble trois paumés, trois destins que le hasard fait se croiser. Le Constat est une balade mouvementée d'un grand-père qui en marre de sa maison de retraite, d'un jeunot qui est dans les ennuis et d'une jeune femme qui fait du stop sans savoir dans quelle galère elle s'embarque. Du cousu main à la fois tendre et nerveux.

Lire l'article complet sur ligneclaire.info en cliquant sur : Le Constat, Dargaud, 15,99 €

20/12/2012

Les intégrales chez Delcourt avec Delisle et Davodeau

Delisle, Chroniques de Jérusalem, Davodeau, Delcourt, BagieuUn dernier choix d'intégrales, Noël c'est lundi prochain. Un petit tour chez Delcourt avec en priorité Les Chroniques de Jérusalem du Montpelliérain Guy Delisle qui s'offre un coffret avec  le bouquin accompagné d'un carnet de croquis inédits(44,95 €). Etienne Davodeau est lui aussi de la fête. Trois titres sont rassemblés dans ce coffret : Quelques jours avec un menteur, Rural et Les Mauvaises Gens. C'est Davodeau (44,95€). Pénélope Bagieu a inventé Joséphine qui lui ressemble et surtout à toute une génération de trentenaires actuelles. Une série vérité que Bagieu a menée tambour battant en trois albums réunis en coffret (44,85 €). De Cape et de Crocs restera la série animalière la plus élaborée et écrite d'une plume parfaite. Alain Ayroles et Jean-Luc Massou ont situé l'action au temps des Louis, XIII ou XIV, de Cyrano. Tirer l'épée ou les mots, on pouvait tuer avec l'une ou l'autre (119 €).

Lire la chronique complète sur le site ligneclaire.info en cliquant sur le lien :

Les intégrales chez Delcourt

01/04/2010

Davodeau et Joub avec Géronimo dans le Gard au festival de Massillargues

BD GERONIMO.jpgDavodeau et Joub signent Géronimo, saga BD d'un enfant élevé hors du monde. Ils seront ce week-end de Paques au festival de Massillargues-Atuech L'histoire d'une bande de copains et d'un ado, Géronimo au nom de chef Indien, voila le contexte de cette série que Davodeau et Joub réalisent à quatre mains. Le jeune adolescent a été élevé par son oncle dans la forêt sans contact extérieur. « On a bien sûr pensé à l' Enfant sauvage de Truffaut et on a été rattrapé par l'actualité avec l'affaire Fortin. En fait c'est une histoire que j'avais depuis longtemps en tête » explique Davodeau, rencontré au Salon du Livre.

Des idées jetées en vrac, une chronologie que Davodeau et Joub construisent ensemble, Géronimo s'inscrit dans la lignée de ces BD de plus en plus souvent bâties à deux. C'est Davodeau qui trace le story-board, le prédécoupage des planches et Joub qui dessine et fait la couleur.

Les auteurs ont mixé leurs propres souvenirs d'adolescence tout en intégrant leur façon de voir la vie. « Je n'ai pas la TV. On lit et on a pris une vraie distance avec le monde qui nous entoure » confie Joub. Alors Géronimo, dont le tome III vient de sortir (Dupuis), BD militante ? « C'est de toute façon le constat d'un échec, celui de cet oncle qui prend son neveu pour un esclave sauvage sous des prétextes détournés, dont le retour à la nature. Géronimo est un adolescent coupé du monde. Il va le payer cher. » Et c'est l'amitié qui sauve Géronimo, celle de ses trois copains, Benji que l'expérience de Géronimo tente, Virgile le brave type souffre-douleur et le chef de la bande, Malo, qui a une passion bizarre pour la taxidermie. En clôturant leur cycle de trois albums Davodeau (auteur de l'excellent Lulu femme nue dont le tome II est à l'affiche) et Joub offrent à Géronimo la seule issue possible, une fuite vers des horizons lointains.

« C'est un sans-papier qui quitte l'Europe clandestinement, un comble. Géronimo n'a plus que cette solution pour être autonome. Rien n'est décidé mais cela nous ouvre des pistes pour une suite de ses aventures » conclut Davodeau. Une pause avant de rejoindre  Massillargues-Atuech pour le festival dont il est président et auteur de l'affiche

02/11/2008

Lulu, un bref moment de bonheur

Elle a une bonne quarantaine, Lulu, et ne sait plus où elle habite. Au vrai sens du terme. Partie passer un examen d'embauche on lui a fait clairement comprendre qu'à son âge l'espoir de retravailler ne faisait plus partie du programme. Un mari grande gueule et alcoolique, trois gosses, un physique pas vraiment facile, elle a le bourdon Lulu et décide de ne pas rentrer chez elle, s'offrir une pause à ses risques et périls au bord de la mer.C'est sa course sur la plage, vers un bonheur impossible qu'Etienne Davodeau raconte dans Lulu, femme nue.

BD LULU.jpgAvec tact et intelligence Davodeau revient à sa première passion, la chronique du quotidien, la vie de gens qui n'ont pas l'étoffe des héros. Son récit commence sur une terrasse. Les copains de Lulu sont rassemblés pour une veillée funèbre. De Lulu ? Peut-être. A tour de rôle ils racontent leur amitié pour elle, sa vie pas drôle, sa course d'obstacles, sa rencontre avec la passion brutale, physique qu'elle fait au détour d'une dune. Deux êtres brisés ont la chance de vivre enfin pour eux un moment de bonheur qu'ils savent instinctivement très court.

 

Et puis il y a la galerie de seconds rôles, les frères de l'amoureux de Lulu, deux bizarres et gentils garçons qui le protègent, Xavier le meilleur ami de la quadra fugueuse, la fille ainée un brin rebelle du haut de ses seize ans.

Grosso mode tout le monde est gentil dans cette affaire. Sauf le mari de Lulu, un vrai con. Toujours aussi concis dans son dessin, précis, humain et réel, Davodeau laisse la suite ouverte. Reste que sa Lulu ressemble à beaucoup de femmes qui nous entourent,  anonymes et malheureuses.  «Lulu, femme nue, T1 / Etienne Davodeau / Futuropolis

 

 

Largo, tourments asiatiques

 

BDLARGO.jpgOn l’avait laissé en prison avec un cadavre comme confident à la fin de l’épisode précédent. Et bien en ce début de tome 16 il y est  toujours dans sa prison au fin fond du Tibet le beau milliardaire. Et le cadavre nourri les rats. Largo Winch a des soucis. Embarqué par son sens inné de l’honneur dans une sombre affaire de récupération de manuscrit sacré il est allé agacer les Chinois sur leur territoire .

 

Pas contents les asiates. D’autant que Largo a encore une ardoise non réglée chez eux qui date de sa jeunesse. Là-dessus on ajoute une tentative de rapprochement financier du groupe Winch avec une grosse société du coin aux mains de la famille Tsai, père et fils, on saupoudre avec quelques sociétés secrètes qui avaient filé un coup de main à Largo autrefois, un environnement fabuleux, celui de Hong-Kong et tout roule.

Accrochez vous au fauteuil, vous allez en prendre plein la vue. Pas question de faire une pause. Largo va réussir à échapper à ses tortionnaires aidé par des bonzes karatékas, faire un sort définitif à son tortionnaire, le très méchant capitaine Wole.

 

Simon Ovronnaz, le fidèle ami de Largo flanqué de quelques pulpeuses créatures aux talents variés, rejoint  l’aventure. Un petit coup de turbo au rythme général de l’aventure, une aile volante, un débarquement nocturne dans une île mystérieuse, des meurtres accusateurs, il y a pas à dire Van Hamme et Francq ont fait très fort dans ce tome 16.

Du grand spectacle à toutes les cases, c’est la devise de la maison. On ne lésine pas sur les moyens. Winch indestructible. Bond au rencart, à la retraite.

 

C’est pour emporter ou consommer sur place ? On flirte avec l’overdose mais ça marche. On se fait plaisir et on ne le boude pas.

Si on connaît la maîtrise scénaristique de Van Hamme  le dessin de Francq est toujours aussi bluffant par sa richesse, sa finition, ses cadrages. Francq est le pilier sans lequel le succès de Winch ne serait pas ce qu’il est. On plonge avec lui dans l’action sans retenue.

Du beau boulot. « Largo Winch T16, La Voie et la vertu / Jean Van Hamme / Philippe Francq / Besson / Dupuis

 

Djinn, une belle "Saga africa"

 

BD DJINN.jpgUn nouveau Djinn c’est la certitude de retrouver un univers sensuel, lourd de sous-entendus, angoissant, parfois un peu alambiqué pour qui n’aurait pas une vraie passion pour soit le dessin de Mirallès, soit pour l’écriture de Dufaux.Cette fois la suite des aventures africaines des deux belles, Jade et Lady Nelson qui a été sacrifiée, Kim et les autres s’offrent une dose de surréalisme qui submerge l’histoire elle-même.

 

Car on a un peu de mal à suivre les pistes dans cette saga qui mélange ésotérisme, passions sauvages, sacrifices divers et massacres de camps de réfugiés. On récapitule. Jade est devenue une déesse, Anaktu, une djinn pure et  dure, adulée par une tribu. Elle va réussir à se libérer de l’emprise maléfique qui la submerge. Deux perles noires mortelles scandent l’aventure. Un gentil blanc, Charles, aime une belle noire, Ebony. Ce qui va très mal finir. Kim a des visions et un penchant naturel pour les joies du corps avec ambiance aquatique. Elle va perdre la vue mais trouver la voie de la sagesse. Allez, régalez vous du dessin de Mirralès dans ce beau livre d’images mais on se demande quand même comment tout va finir au prochain volume. « Djinn T 8, Fièvres / Jean Dufaux / Anna Mirallès / Dargaud