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19/11/2012

Alix va sauver le fils de Cléopâtre

Alix, Jacques Martin, CastermanAlix revient, et retrouve son âge, sa jeunesse, après qu'on l'ait découvert avec plaisir dans Alix Senator quinquagénaire. Pour ce trente-et-unième album il va voler au secours du fils de Cléopâtre et de César, Césarion. Corteggiani qui a repris le flambeau du scénario d'Alix s'en tire pas mal du tout et le dessin de Venanzi ne déroutera pas les amateurs inconditionnels du personnage de Jacques Martin. Un album qui retrouve le bon chemin.

Alix T 31, L'ombre de Sarapis, Casterman, 10,95 €.

Lire l'article complet sur ligneclaire.com en cliquant sur le lien :

Alix l'ombre de Sarapis

04/08/2012

Casterman : Avec Valérie Mangin le retour d'Alix le sénateur

 

alix,mangin,casterman

Encore Casterman avec cette fois un retour, mieux une évolution, non une révolution. Alix est désormais sénateur sous Auguste. Il a la cinquantaine et Valérie Mangin lui donne une authentique seconde vie après Jacques Martin. Un scénario parfait. Thierry Démarez lui apporte toute sa crédibilité au dessin. http://www.alixsenator.com/

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01/04/2010

Des fables et des voyages avec des héros pour guides

BD FABLE.jpgC'est un style et un mode de narration très particulier que la fable. Elle contient par essence une notion morale, une leçon. Ce qui n'est pas vraiment le cas de ces histoires courtes signées par deux beaux noms, Chabouté pour le premier album, et Ferri pour le second. Même si en cherchant bien il y a à chaque fois matière à réflexion.

Chroniques souvent absurdes, toujours tendres et réalistes, les Fables amères (Vent d'Ouest, 12 €) sont dans la droite ligne de l'oeuvre de Chabouté. Soulignés par le trait noir et vibrant, ces petits riens racontent nos vies et celles des autres, de ceux que nous côtoyons et ignorons. Petite fille triste, caissière en deuil et rabrouée, couple d'internautes malheureux, Chabouté dénonce et constate, nous fait partager son émotion sans jamais forcer la dose.

Ferri lui trace des Fables Autonomes (Fluide Glacial, 19 €). Autre style pour cette balade américaine chez les ploucs. Des abrutis, des jolies brunes, une ambiance surchauffée et délirante, les affaires reprennent avec des hommes en noir et des dialogues à la Ferri, drôles et décalés. On rêve aussi et le tout nous bascule dans un univers étrange et séduisant.

Après les fables il faut suivre ces Itinéraires que nous proposent Alix à Rome, Corto Maltesse à Venise, Schuiten et Coste à Bruxelles ou Hyman et Réa à New York. Héros et auteurs de BD scandent ces guides de voyages (Casterman 15 € pièce). Des plans, des dessins, des conseils à lire avant et pendant le séjour. Ou sans bouger de chez soi.

Le temps des dinosaures

BD DINO.jpgUn autre monde, celui de la TV en noir et blanc, des Guy Lux, Zitrone. En offrant aux lecteurs qui ont dépassé la cinquantaine (les autres auront du mal à comprendre) un recueil d'histoires courtes avec l'ex-ORTF comme décor, ce collectif d'auteurs rappelle des temps anciens, ceux des années soixante, du plein emploi et du petit écran qui s'impose. On retrouve De Gaulle face à Michel Droit, un grand moment, ou des séries déjà à succès comme Au Nom de la loi ou Les Incorruptibles. Il y a un petit goût de tendre nostalgie dans cette amusante chronique d'un monde disparu.  A Vous Cognacq-Jay T1, Delcourt, 9,95 €.

 

Un certain jour à Jérusalem

BD CASSE.jpgUn scénario étonnant que celui de ce tome II de la série Le Casse. Et d'actualité en cette veille de Pâques. Meunier nous emmène à Jérusalem le 7 avril de l'an 30. Jésus est livré aux Romains par Judas. Il va être crucifié. Plus rien ne peut sauver celui qui se dit le fils de Dieu. Sauf peut-être Marie-Madeleine qui met tout en oeuvre et peu importe le prix. Quel a été le rôle de Judas, du centurion qui accompagne Jésus au Golgotha ? Guérineau dessine la Passion et bien évidemment la Résurrection avec talent et force. Une certitude sans vouloir dévoiler cette vision particulière : on y croit presque. Le Casse, Le Troisième Jour, Delcourt, 14,95 €.

22/01/2010

Le père d'Alix, Jacques Martin, est décédé

BD MARTIN.jpgIl avait travaillé avec Hergé. Il était le créateur d'Alix et du journaliste Lefranc. Jacques Martin est décédé hier en Suisse à l'âge de 88 ans. Né à Strasbourg en 1921 d'un père pilote de chasse, ce qui lui vaudra sa passion pour l'aviation, il avait fait ses études en Belgique.

Entré au journal Tintin dès 1948, Jacques Martin avait travaillé pendant près de vingt ans avec Hergé et Edgar P. Jacobs, auteur de Blake et Mortimer. Maîtres de ce que l'on appelle aujourd'hui la ligne claire. Martin a collaboré à de nombreux albums de Tintin avant de créer le personnage d'Alix en 1948 qui paraît d'abord en feuilleton. Le succès sera rapidement au rendez-vous et Martin peut être considéré comme le créateur de la BD historique. Pour Alix, Martin avait choisi la Rome antique au temps de Jules César. Ce dernier deviendra même le protecteur du jeune Romain et de son compagnon Enak. Au bout de trois albums d'Alix, Martin préférera revenir à une BD contemporaine et donnera vie aux aventures du journaliste Lefranc, une transposition finalement de nos jours de son héros Alix. Les albums d'Alix et de Lefranc réalisés désormais en alternance vont s'accumuler.

Le dessin de Martin est brillant, fouillé, plein de vie et historiquement toujours bien cadré. Martin se passionnera ensuite pour la guerre de Cent Ans avec Jhen, l'épopée napoléonienne avec Arno dessiné au départ par André Juillard. Il créera d'autres personnages comme Orion ou Kéos dessinés par Pleyers mais qui n'auront pas la même notoriété qu'Alix.

BD ALIX.jpgAu total Jacques Martin a vendu plus de quinze millions d'albums dont sept millions d'Alix traduit en dix langues. Martin avait peu à peu passé la main à de jeunes dessinateurs conservant l'écriture des scénarios et la supervision de son oeuvre. Il avait aussi lancé la série des Voyages dans laquelle Alix était le guide du lecteur à Rome ou à Athènes. De passage à Montpellier il y a quelques années il revendiquait « d'avoir toujours eu en particulier pour les aventures de Lefranc les yeux d'un reporter en bande dessinée » et affirmait « que la BD a un besoin vital de vedettes ». Avec sa disparition peu de temps après celle de Tibet et à une semaine de l'ouverture du festival d'Angoulême, la BD a perdu deux de ses plus grands noms.