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02/11/2013

Syl et le foot : le monde à l'envers

Sylvain Pongi, Grève Foot, ligneclaire.infoSylvain Pongi, Syl sous son nom de dessinateur de presse, nous offre un clin d’œil sur le foot. Ah, ces joueurs millionnaires et leurs clubs qui vont faire grève ! Le monde à l'envers, les riches dans la rue.

Que la politique gouvernementale en matière fiscale ressemble à un bateau ivre, on le savait. Trois pas en avant, deux en arrière et au final des prélèvements qui ne cessent de grimper pour les particuliers. Heures supplémentaires fiscalisées, nouveaux contribuables à faible revenu, la totale car la France est endettée jusqu'au cou, c'est vrai. Mais pas question de toucher clairement aux dépenses de l'état ou à la fonction publique. Idem pour les retraites. A défaut de siffler, les salariés du privé vont vieillir en travaillant. Pas les fonctionnaires. Résultat, des promesses de campagne du candidat François Hollande reste le fameux 75% d'imposition sur les très hauts salaires. Qui fait l'unanimité sauf des concernés. On sait que les joueurs de foot atteignent des niveaux inégalés de rémunération. Mais ce sont leurs clubs qui sont en colère. Ce sont eux qui vont payer pour leurs joueurs de luxe. Le conseil constitutionnel a retoqué la loi. Les entreprises prendront en charge le bébé et donc les clubs de foot pour les joueurs. A lire la réaction saine et intelligente de Louis Nicollin sur lepoint.fr 

Alors le monde du ballon rond va s'arrêter de tourner et faire grève le 30 novembre. Sincèrement, qu'ils n'hésitent pas et le temps qu'ils veulent. Comme le suggère Syl, le syndicat des joueurs devrait même exiger le paiement des jours de grève avant de refouler à prix d'or la pelouse des stades et envoyer l'argent aux Bretons, à ces Français qui souffrent et dont l'emploi disparaît jour après jour. Et qui pourtant restent admiratifs devant les exploits de ces mêmes joueurs qui les font rêver. Allez comprendre.

Jean-Laurent TRUC

18/02/2013

Les Black Panthers seuls contre tous

Motherfucker T2, Futuropolis1965, les Etats-Unis se battent au Vietnam. La ségrégation raciale est toujours d'actualité sur le sol américain. Les Black Panthers, mouvement de combat révolutionnaire pour l'égalité des droits, tentent par tous les moyens de lutter contre le pouvoir blanc. Dans ce tome 2 de Motherfucker (insulte mais surnom de ralliement des membres du Black Panther) on apprend comment le mouvement a été peu à peu laminé par la police et les politiques. 

Lire tout l'article sur le site ligneclaire.info en cliquant sur le lien : Motherfucker T2, Futuropolis, 15 €


15/11/2012

Avec Aurel, être de gauche c'est pas évident

Aurel, Glénat, C'est dur d'être de gaucheAurel, dessinateur de presse montpelliérain, a rassemblé dans un bel album bien carré ses dessins sur l'élection d'un président normal certes mais de gauche. Avant d'en arriver à la charge suprême François Hollande et d'autres se sont fait un plaisir soit de se mettre des battons dans les roues, soit d'espérer ou de douter, d'avaler les vannes de Mélanchon ou de Le Pen, enfin, une vraie histoire que tout bon scénariste aurait eu du mal à écrire tant elle était improbable.

C'est dur d'être de gauche, Glénat, 15 €.

Lire le texte complet sur ligneclaire.info en cliquant sur le lien :

C'est dur d'être de gauche

18/09/2012

Apprendre à revivre à Mostar

dargaud,mostar,yougoslavie,petrosaFrano le Croate revient à Mostar, en Bosnie. Il y a a passé toute son adolescence, aimé, joué au basket, a eu un ami serbe, Goran, comme un frère pour lui. La guerre est finie. En vingt ans la ville s’est reconstruite. Frano se rappelle, revit ses souvenirs d’enfance et déjà les rivalités raciales qui transformeront la Yougoslavie en terre de mort.

Frano Petrusa, l’auteur, signe un journal intime, celui d’un homme qui veut retrouver son innocence d’enfant. Pas facile mais tel un puzzle qui se met en place entre sa mémoire et la réalité, il y arrivera.

Une histoire bourrée de tendresse, un trait rond, souple, riche que Frano Petrusa sublime sur son propre scénario bien sûr. Meilleurs vœux de Mostar, Dargaud, 14,99 €

14/09/2012

L'Attentat, un moment incontournable d'émotion

Attentat, Glénat, Yasmina KhadraLa plus forte BD de cette fin d'année. L'adaptation du roman de Yasmina Khadra est un modèle du genre, a une force qui prend aux tripes et vous flanque en pleine figure toute l'ambiguité du conflit israélo-palestinen. Un chirurgien arabe Amine Jaafari naturalisé israélien vit à Tel Aviv avec son épouse, Sihem. Ils sont tous les deux d'origine palestinienne.

Quand un attentat suicide frappe en plein centre de la ville, Amine apprend que c'est sa propre femme, Sihem, qui s'est faite exploser parmi la foule. Incompréhension totale pour un homme qui passe sa vie à sauver celle des autres arabes ou juifs mais il est un traître pour les réseaux palestiniens que Amine va remonter au péril de sa vie dans les territoires occupés. Après avoir nié l'évidence, il veut comprendre.

Il ne peut pas y avoir plus pathétique que ce récit signé Dauvillier et Chapron. Dauvillier fait monter en puissance l'action, une réflexion qui ne peut laisser indifférent. Le dessin est dans le ton, réaliste, fort.

Il y a aussi une vraie tendresse dans cette prise de conscience d'un homme qui a tout perdu, illusions comprises. Le fossé est si profond qu'on est effrayé par les conséquences déjà énormes aujourd'hui mais surtout futures de la situation au Moyen Orient.

Une émotion totale. L'Attentat, Glénat, 25,50 €

03/05/2012

Histoire : les carnets retrouvés d’un poilu de 14

BD OUBLIE.jpgC’est dans une poubelle près d’Alès qu’a été retrouvé le carnet de route, les photos, tout le matériel qui a permis au Montpelliérain Mickaël Mourot d’écrire et dessiner cet émouvant album sur la guerre de 14.

On suit pas à pas ce poilu de la région, des tranchées au camp allemand de prisonniers où, blessé, il sera interné et, enfin son retour à la fin de la guerre. Il y a tout dans cet album, la guerre, la peur, les copains, la violence, la souffrance. De l'authentique, pudique.

S’appuyant sur un dessin en noir et blanc parfois un peu sombre (c’est l’impression un peu trop encrée sur les premières pages) Mourot a réussi à rendre toute l’émotion contenue dans le témoignage de Paul qui finira ses jours à Montpellier.  L’Oublié de la mémoire, Ysec Éditions www.ysec.fr, 18 €