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04/02/2018

Irena T3, revenir à la vie après l'horreur

GlénatOn oublie souvent les Justes, ceux qui ont mis leur vie en jeu pour en sauver d'autres, pendant la seconde guerre mondiale où l'horreur a dépassé l'entendement. Irena Sendlerowa est une Polonaise qui à Varsovie sous la botte nazie va tout faire pour aider puis exfiltrer des enfants juifs du ghetto. Dans ce tome 3 d'Irena, Varso-vie, qui raconte son parcours fait de courage et de sacrifice, on va avec Irena encore plus loin dans la tragédie car après la Shoah, la déportation, l'extermination du peuple juif, la destruction du ghetto après sa révolte qu'allaient devenir tous les orphelins juifs polonais adoptés ? Deux millions sept cent mille juifs polonais ont été exterminés par les Allemands. En 1947 l'idée de créer un état juif en Palestine commence à être envisagée.

Lire tout le texte sur ligneclaire.info : Irena, Tome 3, Varso-vie, Glénat, 14,95 €

03/02/2018

Quatre Sœurs T4, une fin en apothéose

Cati Baur, Rue de SèvresOn les retrouve toujours avec beaucoup d'affection et de plaisir les Quatre sœurs, toujours orphelines mais qui grandissent et qui s'accrochent à la vie et en dépit de leur chagrin à la grande maison familiale. Elles s'aiment et sont amoureuses, une pour toutes et toutes pour une avec quelques inévitables sautes d'humeur. C'est bien sûr Cati Baur qui a adapté les romans de Malika Ferdjoukh avec un dessin tendre, libre, clair et passionné. un joli trait délicat. Un seul regret, que ce tome 4, Geneviève, soit le dernier. Elles vont nous manquer les sœurettes.

Lire tout l'article sur ligneclaire.info : Quatre Sœurs, Tome 4, Geneviève, Rue de Sèvres, 15 €

02/02/2018

À la vie à la mort T2, Pierrot le Fou et ses tractions

Soleil, SéjournéUne figure du grand banditisme, Pierrot le Fou, une synthèse capable de manger à tous les râteliers et de flinguer sans pitié avec ses copains Attia, Boucheseiche ou Danos. Dans ce tome 2 de À la Vie à la mort, Rodolphe continue à disséquer la psychologie d'un personnage avec un côté légende noire qui ne pouvait avoir qu'une fin précoce et méritée. On pense à Mesrine. Le gang des tractions avant, un des plus célèbres modèles Citroën jusqu'à l'arrivée de la DS, va semer la panique dans la France de l'après-guerre. Et pourtant on en avait vu des tordus. Un dessin bien clair, cadré, souple de Gaël Séjourné sur des couleurs de Jean Verney.

Lire tout l'article sur ligneclaire.info : À la vie à la mort, Tome 2, Le gang des tractions avant, Soleil, 14,95 €

01/02/2018

Cinq branches de coton noir, il faut sauver le drapeau étoilé

Cuzor, SenteC'est en quelque sorte le monument de ce début d'année. Avec ce que cela suppose de qualités et de défauts. On pourra y voir un roman historique basé avant tout sur le racisme et sur la façon dont les soldats noirs ont été relégués aux tâches les plus ingrates pendant la seconde guerre mondiale encore qu'il y ait eu pour mémoire une escadrille de pilotes de couleur basée en Angleterre ou une division noire qui s'est illustrée et battue dans le Pacifique. Les héros de Cinq branches de coton noir seront en quelque sorte les sauveurs d'un soldat Ryan en tissu et étoilé. Ils vont se battre pour une cause, la reconnaissance des Noirs comme partie intégrante de la nation américaine. Et ce n'est pas gagné. Yves Sente est parti d'une idée séduisante : où est donc passé le premier drapeau des USA, mais qu'il exploite en longueur et sans vraiment s'embarrasser de vraisemblance. Ce qui n'est pas, sur le fond, dramatique. Il raconte après tout une histoire d'action. Cuzor a le dessin réaliste nécessaire, documenté, très travaillé, vivant que mérite ce genre de récit. On peut aussi s'amuser à reconnaître les acteurs dont il s'est inspiré pour créer ses personnages.

Lire tout l'article sur ligneclaire.info : Cinq branches de coton noir, Aire Libre Dupuis, 24 €

31/01/2018

Timothé Le Boucher prix des Libraires de BD 2017

Le BoucherTimothé Le Boucher a reçu à Angoulême le 28ème Prix des Libraires de Bande Dessinée 2017. C'est son album Ces Jours qui disparaissent (Glénat) qui a été récompensé. Cette remise de prix s'est déroulée pendant le Festival International de la Bande Dessinée d'Angoulême et ce fut l’occasion d’échanger avec l'auteur primé, son éditeur et tous les libraires présents. On rappelle que Ces Jours qui disparaissent est la confrontation d'un homme et de son double. Vivre un jour sur deux, c'est ce qui arrive à Lubin Maréchal. Curieux certes mais d'autant plus perturbant qu'il a un double qui prend sa place. Lui est bohème, l'autre un vrai pro des finances, un arriviste confirmé. La lutte est ouverte et le résultat de cette confrontation particulièrement prenant. Un excellent album et un prix mérité.

30/01/2018

Angoulême 2018, clap de fin

angouleme 2018Un dernier coup d’œil sur cette édition du Festival d'Angoulême 2018. De la pluie, un peu beaucoup, un très grand Prix pour Richard Corben qui fait vraiment plaisir, une superbe exposition Cosey sur laquelle on reviendra, celle sur Martin, un palmarès qui tient bien la route pour une fois avec un superbe titre La Saga de Grimr et le Fauve Polar pour Delcourt, éditeur qui marque des points (les dix titres sélectionnés avaient leur chance dont celui d'Edith, Emma G. Wilford). Bravo aussi à Marion Montaigne dont l'album est dans la logique du prix du public. Idem pour le prix Jeunesse avec La Guerre de Catherine, émouvant et indispensable. Pas de regrets et un jury qui a fait du bon boulot, ce qui n'est pas simple. Il faut l'avoir vécu. (Photo DR FIBD 9e Art, tous les auteurs récompensés).

Lire la suite et le dossier complet sur ligneclaire.info : Angoulême 2018

29/01/2018

Interférences, radios pirates à l'abordage

Galanchon, PucholRadio pirate, ça doit pas vraiment parler à la génération actuelle qui pourtant si elle bénéficie de toute liberté en matière d'émission, de fréquences, de diffusion, de téléchargement, on en passe, le doit en droite ligne à la poignée d'allumés qui ont remis en cause les monopoles nationaux dans les années soixante-dix. Interférences est un peu leur histoire à travers l'action de deux personnages romanesques, Alban et Pablo, qui découvrent, merci les petites anglaises, Radio Caroline qui émet en toute illégalité au large des côtes britanniques. Laurent Galanchon et Jeanne Puchol ont bâti un récit qui tient la route car possible, bâti sur des divergences de buts, sorte d'historique d'une époque qui verra l'ouverture au final de la bande FM.

Lire tout l'article sur ligneclaire.info : Interférences, Dargaud, 17,99 €