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24/01/2012

Angoulême 2012: crise oblige, un festival de transition ?

La BD se donne rendez-vous à Angoulême. Comme d’habitude au mois de janvier. Une édition qui serait en forme de transition ? Pourquoi pas ? Art Spiegelman est le président d’un festival qui doit, crise oblige, être de plus en plus innovant, prescripteur.

BD ATAR.jpgQuel avenir pour la BD ? Une certitude, la surproduction ne permet pas aux libraires de défendre les albums qui ne font qu’un petit tour sur leurs rayons et disparaissent. Seuls les auteurs les plus forts, les plus connus, s’en tirent au détriment des “petits jeunes” qui mériteraient une chance.La BD serait-elle prise au piège de son succès depuis dix ans, de l’augmentation de sa part de marché face au livre ? Angoulême va en débattre. Comme du net et des bibliothèques sur le web où l’on peut déjà télécharger des albums en payant.

 

BD ILE.jpgLe jury se penchera pour l’occasion de ce festival sur une sélection variée, inégale, consensus assez hétéroclite de près de 60 albums. Deux Montpellierains y figurent en bonne place, on l’espère, pour le prix du meilleur album. Ce sont Guy Delisle avec ses Chroniques de Jérusalem (Delcourt) et Jason pour L’Île aux cent mille morts (Glénat). On retrouve ensuite des poids lourds comme Blutch, Larcenet avec son savoureux Valérian chez Dargaud, Vivès pour Polina bien sûr, album coqueluche chez Casterman, Juillard ou encore Cosey, Bilal pour Julia et Roem, Greg Thompson pour Habibi, les deux chez Casterman, Pedrosa pour Portugal (Dupuis).

BD HABIBI.jpgD’où une concentration assez étonnante de célébrités mais aussi de quelques belles pépites qui ont leur chance si le premier tour du jury ne se focalise pas sur la seule renommée. Atar Gull de Nury et Bruno (Dargaud) rassemble qualités d’écriture et de dessin. Idem pour l’émouvant et tendre Doomboy de Sandoval (Paquet) ou Fables nautiques de Marine Blandin (Delcourt). Sans oublier Le Chanteur sans nom de Balez et Le Gouëffec chez Glénat, Curieusement une sélection polar vient en parallèle s’ajouter à la compétition. Pourquoi l’avoir dissociée ? Mystère. Un clin d’œil pour Tardi avec son adaptation de Manchette, Ô Dingos, Ô Châteaux et Le Perroquet des Batignolles signé avec Stanislas. Sokal y figure pour son célèbre Canardo.

BD PLAN.jpgPour le prix Jeunesse il y a Émile Bravo avec Jules, évidemment et De Pins avec son délirant Zombillénium (Dupuis) ou Waluk chez Delcourt. Reste enfin le Prix du Patrimoine, une réédition d’un classique. Terry et les Pirates ou La Dynastie Donald Duck serait un choix judicieux.

Mais, comme chaque année aussi, Angoulême réserve des surprises à la proclamation des résultats. Pas de raison que cela change en 2012.

 

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