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30/09/2011

Polar Coups tordus à la cubaine

BD ADIOS.jpgUne jolie fille dont le vélo a des faiblesses, des touristes dans un Cuba où règne la débrouille, les conditions sont réunies pour quelques coups tordus bien ficelés. Alicia et sa maman chassent le gogo. C’est une “cavalière” prostituée à l’occasion. 

Quand elle tombe sur Juanito, gérant d’une grosse affaire d’immobilier, elle pense avoir touché le gros lot. Erreur et début des embrouilles. Un roman de Chavarria, une adaptation de Matz (Le Tueur) et le dessin de Bacilieri, un trio gagnant pour ce polar à la cubaine d’une réjouissante immoralité. Adios Muchachos, Rivages Casterman, 18 €.

29/09/2011

Histoire Le chemin d’un boat people

BD VIET.jpgC’est un pavé bouleversant. L’auteur, GB Tran, est vietnamien, né aux USA où ses parents se sont exilés. Quand il retourne dans son pays, il va, peu à peu, retrouver ses racines, son histoire et celle du Vietnam même s’il se veut un Américain à part entière. On suit son récit qui reprend les guerres qui ont accablé son pays, contre le Japon, la France, les États-Unis jusqu’en 1975. 
Ce sera ensuite le Vietnam communiste, celui des boat people, de l’exode. C’est une vraie saga historique, touchante et complexe sur le plan culturel et humain. On la suit hypnotisé. Vietnamerica, Steinkis, 25 €.
 

26/09/2011

Astérix aura de nouveau parents avec Ferri au scénario

BD ASTE2.jpgAstérix ne mourra pas avec son créateur. On le savait déjà mais Albert Uderzo, père d'Astérix avec René Goscinny, qui a décidé à 84 ans de ne plus faire lui-même d'album, a tenu à annoncer hier qu'il y aurait bien une suite. C'est le nom de Jean-Yves Ferri qui est le plus vraisemblable pour prendre la relève.

" Astérix vivra ! Et moi, je ne suis pas encore à la retraite. Un projet est en cours avec une nouvelle équipe et je vais surveiller les opérations", a affirmé Albert Uderzo qui fêtait le cap des 350 millions d'albums des aventures d'Astérix vendues.  Comme le confirmait la directrice des éditions Albert-René "Albert Uderzo a souvent mentionné le nom de Jean-Yves Ferri, ce n'est pas un hasard".

"Je vais aider mes successeurs pour la conception du prochain album qui devrait sortir fin 2012. Reprendre une série qui a 52 ans, 34 albums et un tel succès, c'est excessivement dangereux. Mais il faut tenter l'aventure car c'est le voeu des lecteurs qui me l'ont fait savoir", a assuré Albert Uderzo. Si c'est  bien Ferri on peut se rassurer quant à la qualité des scénario. On lui doit l'excellent De Gaulle à la plage et, bien sûr avec Manu Larcenet, Le Retour à la terre.

A noter que Manu Larcenet sortira en novembre un Valérian, dans la lignée de Mézieres et Christin. On l'attend avec impatience connaissant le talent et l'esprit inventif de Larcenet.

BD ASTE1.jpgAu dessin pour Astérix un habitué des studios Albert-René, Frédéric Mébarki, auteur de tous les visuels sur les produits dérivés. "Le dessinateur que j'ai choisi a déjà souvent dessiné Astérix. On ne peut pas rentrer sans cela dans la série", relève Albert Uderzo qui a scénarisé dix albums du petit Gaulois depuis la mort de Goscinny le 5 novembre 1977. "René Goscinny était le scénariste le plus fantastique de tous les temps. La suite ne sera pas facile", ajoute Albert Uderzo qui avait déjà envisagé de laisser le dessin en 2009 aux frères Mébarki, "deux garçons issus d'une famille berbère qui ont un don extraordinaire".

Astérix reviendra au cinéma à l'automne 2012 dans le film de Laurent Tirard, Astérix et Obélix au service de sa majesté , avec Gérard Depardieu et Edouard Baer dans le rôle du petit Gaulois. Les aventures d'Astérix sont traduites en 111 langues et dialectes, restant un phénomène de BD unique au monde avec Tintin, bien sûr.

24/09/2011

La saga des éditions Laffont en BD

BD ATTRAPE.jpgUn anniversaire, celui des éditions Robert Laffont. 70 ans cela se fête avec une BD qui raconte l'histoire du fondateur, Robert Laffont bien sûr, ses débuts, sa conquête des plus grands auteurs avec des tirages à faire mourir d'envie les autres éditeurs. C'est François Rivière qui est au scénario. Grand spécialiste du roman noir et d'Agatha Christie en particulier, Rivière est aussi le scénariste de Floc'h pour les aventures Olivia Sturgess. 

Cette fois, Rivière met en scène le roman d'une vie. En 1941, en pleine guerre Robert Laffont fait de la Résistance et monte aussi sa maison d'édition. Un pari redoutable mais avec l'aide bienveillante d'Arion, sa mascotte qui sera son logo chevauchant un dauphin, Laffont, en 70 ans, rassemblera 5280 auteurs et publiera plus de 8700 titres.

Au dessin pour tracer la saga il y a Frédéric Rébéna. Un trait noir, à la fois fin et descriptif, on tourne les pages, découvre des portraits, un roman graphique intelligent et passionnant. L'Attrape-livres ou la vie très privé d'une maison d'édition, Robert Laffont, 17,90 E

22/09/2011

Et si la Satanie existait ? Kerascoët en dédicace chez Sauramps Montpellier

BD SATANIE.jpgIls travaillent à quatre mains. et se sont offerts une belle brochette de succès. Les Kerascoët, couple formé par Marie Pommepuy, qui sera chez Sauramps samedi, et Sébastien Cosset, reviennent avec Voyage en Satanie (Dargaud), une balade sous terre ou régneraient diable et démons.

C’est une jeune fille, Charlotte, que les Kerascoët, avec la complicité du toujours brillant Fabien Vehlmann au scénario, ont envoyée, dans ce premier tome, à la recherche de son frère perdu dans une grotte. Qui se cache dans les entrailles de la Terre ? Une race issue des hommes de Néandertal qui aurait évolué ? Charlotte et ses équipiers vont avoir des surprises.

Avec le même talent que dans leur série Miss Pas Touche, vengeance d’une femme qui vit dans une maison close, les Kerascoët ont mis en scène un continent inconnu qui tient la route. Illustrateurs, dessinateurs, Pommepuy et Cosset avaient aussi avec Vehlmann signé Jolies Ténèbres, un conte à la fois tendre et cruel, fantasque et étonnant. Avec une très large palette les Kerascoët sont parmi les plus novateurs de la génération montante en BD. Dédicace samedi 24 septembre librairie Sauramps Polygone à partir de 15 h.

BD Quelle vie de pub, drôle et percutant

BD PUB.jpgFormé à  l’école de graphisme publicitaire Brassart à Tours, Fabien Manuel a commencé sa carrière comme graphiste-illustrateur. Directeur artistique dans une agence de publicité à Paris, il est également créateur du blog Quelleviedepub qui relate son quotidien farfelu, celui bien sûr, d’un DA dans un agence de publicité. On découvre en gros tout ce qui se cache derrière les pubs que nous voyons à la télé.

Alors comme dit l’auteur dans une interview accordée à minute buzz en juin dernier :" tout le monde prend  dans Quelleviedepub mais le but est de démontrer que la réalité est bien éloignée des personnages de 99 Francs de Beigbeder ".

Le ton utilisé est tellement léger et les dessins si superbement colorés qu’on ne peut qu’apprécier, même si l’on travaille dans ce milieu, la vision de ce directeur artistique aux multiples talents qui a travaillé en collaboration avec Florian Bossard.

La BD issue du blog est en vente depuis le 13 septembre sur le blog Quelleviedepub. Editée dans un format se rapprochant plus des comics que de la BD traditionnelle, elle offre à ses lecteurs 86 pages de gags en partie issus du blog et 40% d’inédits. Une plume acéré et un dessin fluide, cet album est à découvrir pour un bon moment de détente et une forte dose de bonne humeur.

Auteur « multi-tâche » puisqu’il réalise à la fois les dessins, le scénario et même l’édition de sa BD, Fabien Manuel fait partie de ces petits nouveaux dans le milieu de la BD qui gagnent à être connu. C’est tous le mal qu’on lui souhaite. Quelle Vie de Pub, 12, 90 euros, Auto-édition

Sidney TRUC

21/09/2011

Angoisse Dérapages incontrôlés avec Hermann

BD NUIT.jpgIls ont de l’ambition les cinq petits voyous qui prennent en otage, chez eux, un riche couple de retraités. Ils ont tous un rêve dans la tête. Quand les Boisseau reviennent à la maison et que les gamins n’ont pas pu ouvrir le coffre il va y avoir du dérapage sous la houlette du psychopathe de service. 
Sauf qu’il y a erreur sur le casting et que papy Boisseau a de l’expérience en matière de violence gratuite. Bienvenue au club et au cimetière.
Yves H. et Hermann ont concocté, une fois encore, un album noir à souhait, un suspense serré qui tient en haleine le lecteur. On y croit et sursaute à chaque page.  Une Nuit de pleine lune, Glénat Grafica, 13, 50 €.

20/09/2011

Belle Époque Sur les traces de Casque d’Or

BD FILLE.jpgIl y a eu Simone Signoret, indétrônable Casque d’Or. C’est finalement sur ses traces que Kas et Galandon nous emportent avec ce diptyque qui a le Paris de la Belle Époque comme décor.
Ses marlous surnommés les Apaches au couteau ravageur, ses jolies filles de joie qui sévissent dans les guinguettes ou dans les maisons closes huppées, Amélie devient l’une d’elles. On la suit dans sa quête du bonheur sous le crayon toujours puissant et tendre de Kas qui a le chic pour dessiner des femmes somptueuses et attachantes.
Le scénario est clair, bien cadré et avec des relances agréables. Action et intrigues amoureuses, destins inexorables, un bel album qui se détache du lot pour la rentrée. La Fille de Paname, T1, Le Lombard, 19, 95 €.

18/09/2011

BD Le polar sur la piste des bulles

Mode ou pas, le genre fait les beaux jours de la BD. Le polar poursuit son chemin en s’ouvrant à des influences, des déclinaisons en perpétuelles évolutions. Et c’est bien ce que montre la palette d’auteurs présents ce week-end qui ont pris le polar pour thème. Ils inscrivent de belles bulles sur cette toile de fond tout public.

C’est le cas d’Alexis Robin. Grand amateur de Moebius et d’Hergé, Robin est le scénariste de Borderline (Grand Angle), une série qui associe mystère et intrigue. Un écrivain en mal d’inspiration - qui a un petit air de Jean Reno - se retrouve, après une expérience un brin planante, plongé dans une histoire où sa peau est en jeu. Rêve ou réalité ? Une petite dose de fantastique pimente agréablement le tout. Dessinateur aussi, Robin a signé Nathaniel et poursuit avec Malo Kerfriden la série Traffic.

La BD sait adapter les classiques du roman noir. Avec la collection Agatha Christie, Marek a donné un visage sur papier à Hercule Poirot. Scénario et dessin, Marek a transposé dans Poirot joue le jeu (Proust) le petit détective dans une fête de village où, bien sûr, un criminel rode. Ambiance garantie pour les fans de la célèbre romancière.

Autre titre superbe et parfaitement maîtrisé, Les Larmes de l’assassin (Futuropolis) de Thierry Murat qui a adapté librement le roman d’Anne-Laure Bondoux. Le désert chilien, un enfant sauvage, Paolo, dont les parents sont atrocement tués. Le meurtrier épargne le gamin qui va se pendre d’affection pour lui au fil du temps. Jusqu’au jour où... On est pris par ces étendues sauvages que montre Murat. Un drame vrai que Murat rend très humain. Un poids lourd du festival.

On se dépayse avec Le Juge Bao (Editions Fei). Direction la Chine d’autrefois et des enquêtes bien ficelées par Patrick Marty. Dessin parfait, réaliste, le juge lutte à la fois contre la corruption et résout des intrigues souvent complexes.

A citer encore Le Collège invisible (Soleil) de Cédric Ghorbani. La mort rode dans cet endroit fantastique et l’ambiance a un petit côté Harry Potter mais sans plus. Original.

Et pour finir, Malek Sliman de Richard Di Martino (Vents d’Ouest). Marseille dans un futur proche est devenue une gigapole. Sliman est le patron d’une police privée qui a du pain sur la planche. Autant d'auteurs et de tires qui étaient présents sur les stands d'O'Tour de la Bulle à Odysséum Montpellier.

17/09/2011

Berlion De Benacquista à Louis Pergaud

BD COMEDIA.jpgLe polar, il connaît, Olivier Berlion. C’est une de ses spécialités. Sous sa plume, avec Tony Corso, ou sur des histoires écrites par d’autres.

Et en travaillant avec Benacquista, maître s’il en est en la matière, Berlion a signé un petit bonheur de noirceur en adaptant La Commedia des ratés (Dargaud) dont le tome 2 sort le week-end du festival O'Tour de la Bulle de Montpellier où il est en dédicace. « Le polar permet de mettre en valeur des personnages, des sentiments, explique Berlion. Je me suis mis à l’adaptation par hasard. C’est très intéressant. Je m’approprie le récit d’un autre, je ne récrie pas bien sûr. Avec Benacquista, cela a été plus difficile de choisir ce que je pouvais garder, afin de retranscrire fidèlement l’esprit de son polar .» 

BD GUERRE.jpgAutre actualité pour Olivier Berlion, La Guerre des boutons de Pergaud (Dargaud). « Vingt ans avec Corbeyran qu’on voulait le faire ! Les droits sont devenus libres. On a travaillé vite, en deux tomes. Actu oblige. C’est un bouquin qui a marqué une génération. Après je vais essayer d’autres genres que la BD, la TV, l’image. »