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26/11/2009

La Princesse de sang unit Manchette et Cabanes

BD PRINCESSE.jpgEn adaptant un polar de Manchette avec la complicité de son fils Doug Headline, l'ex-Biterrois et dessinateur Max Cabanes – désormais Bordelais – signe un retour éclatant à la narration bourrée d'action. La Princesse de sang est un roman inachevé de Manchette, le dernier. « Seule la première partie avait été écrite et je me suis servi des notes de mon père mort en 1995 », rappelle Doug Headline. Scénariste, il a reconstitué la chronologie de cette aventure écrite par son père, l'a complétée pour en faire finalement une oeuvre à part entière. « Un travail compliqué même si, enchaîne Headline, le matériau de base laissé par mon père était riche, bourré de références historiques. » Début des années 50, une petite fille est enlevée. L'un de ses ravisseurs la sauve d'une mort certaine et disparaît avec elle. Six ans plus tard une photographe de presse, Ivory, dont l'enfance a eu pour cadre le Berlin de 1945, décide de s'exiler pour faire le point sur sa vie dans une zone sauvage de Cuba. Les destins de la fillette et de la jeune femme vont se croiser. Hasard, manipulations, espionnage, Manchette a tout prévu avec brio et entraîne le lecteur dans un suspense intense.

« Je n'ai absolument pas été gêné par le contexte très contemporain de l'histoire. On a un thriller à la fois policier et avec des implications géopolitiques, une action nerveuse. » Max Cabanes ne s'est pas effrayé des 150 pages en deux tomes qu'il allait devoir mettre en chantier et qui paraissent dans la collection Aire Libre de Dupuis. Une toile de fond qui repose non seulement sur la fin de la Seconde Guerre mondiale mais aussi sur la guerre d'Algérie qui a commencé en 1954. Manchette avait déjà « bien bâti son roman dont j'aurais voulu faire un film. D'où des raccourcis bien prévus par moi », confirme Headline. « Il y avait très peu de choses à reprendre, ajoute Cabanes. Son travail de recherche documentaire a été important. » Autour des deux personnages féminins, Manchette a mis en place une belle palette de seconds couteaux qui ne sont pas là pour faire de la figuration. Trafiquants d'armes, politiciens véreux, révolutionnaires en devenir... Ils tirent les ficelles d'un théâtre où les sorties de scène sont mortelles. Le dessin de Cabanes est parfaitement maîtrisé, puissant. Doug Headline a su non seulement ne pas trahir l'oeuvre de son père mais en prime lui apporter un ton et un nouveau souffle.

Retour d'Indochine pour Jusseaume et Tramp

BD TONKIN.jpgTramp a fini son voyage au Tonkin. Avec ce dernier album de la série, le Montpelliérain Patrick Jusseaume, sur un scénario de Kraehn, met un terme à la saga asiatique de leur héros Calec. On se souvient que le marin bourlingueur revenu des côtes africaines suivait les traces de son père mort en Indochine, en pleine guerre, dans les années 1950. Calec se retrouve par hasard sur la piste d'un magot que son baroudeur de paternel avait réussi à voler.

Dans le Trésor du Tonkin (Dargaud) s'accumulent trafics, éliminations et femmes fatales, embuscades et règlements de comptes. Calec remonte la piste malgré deux flics ripous prêts à tout. On plonge avec lui dans cette Indochine qui deviendra le Vietnam au moment où la France est empêtrée dans une guerre sans nom. Ce décor, Jusseaume a su le restituer comme les ambiances très particulières de l'Asie, théâtre parfait d'une aventure au parfum d'exotisme.

On retrouve toute la puissance réaliste du trait de Patrick Jusseaume comme aussi le charme que son dessin, jamais statique, donne aux personnages. Calec rembarque et devrait revenir en France pour sa prochaine escale en album. Jusseaume était dernièrement en dédicace chez Azimuts à Montpellier.

Blake, Mortimer et Van Hamme, le retour

BD TRENTE.jpgThorgal, XIII, Largo Winch. Jean Van Hamme est le grand scénariste de la BD. Cet économiste distingué et reconverti dans la ligne très souvent claire est aussi le repreneur depuis 1996 de Blake et Mortimer. En alternance avec Yves Sente, Van Hamme signe les aventures des deux célèbres héros de Jacobs. D'où son nom au générique de La Malédiction des trente deniers, dernier opus de la série. Un album qui aura eu une histoire tragique et triste.

C'était René Sterne qui était au dessin, lui le brillant et attachant auteur de Adler, une série dont Midi Libre a publié deux albums. René Sterne, en plein travail sur le Blake, nous a quittés définitivement, laissant les planches inachevées. Avec courage et brio, sa compagne Chantal de Spiegeleer a terminé le travail. Et on se dit que le choix de Sterne pour dessiner Blake était vraiment le bon. Au scénario, Van Hamme cadre le sujet parfois un peu trop didactique mais dans la ligne Jacobs. Qu'est devenu Judas, qui a vendu Jésus, et surtout sa prime des trente deniers ? Dans ce premier tome (Dargaud, 15,50 €), Mortimer retrouve Olrik et un ancien nazi. Il aura pour compagne une charmante jeune Grecque. Du cousu main.

BD TELESCOPE.jpgAutre titre qui sort signé par Van Hamme, Le Télescope, sur un dessin de Teng (Casterman, 14,50 €). 84 pages dans lesquelles une bande de copains sexagénaires tombe amoureux d'une jeune call-girl dont ils lorgnent les ébats au télescope. Et par amour il va y avoir de l'arnaque dans l'air. Les copains se révoltent et iront jusqu'au bout. Une excellente histoire que maître Van Hamme a concoctée avec le superbe dessin de Teng.

Du peintre David à Yslaire

BD CIEL.jpgEtonnant et captivant album. Le dessinateur Bernard Yslaire et le romancier Jean-Claude Carrière ont fait cause commune avec le musée du Louvre pour rendre vie au peintre David. En pleine Terreur et sous l'oeil sceptique et froid de Robespierre, David peint la Révolution. Il signe Marat assassiné dans sa baignoire et travaille au Louvre, ce nouveau musée qui se veut en rupture avec l'Ancien Régime. David est en quête perpétuelle et un jeune homme à la recherche de sa mère sera son modèle idéal. Carrière et Yslaire apportent à l'histoire de la Révolution une vision bouleversante qui fera date. "Le Ciel au-dessus du Louvre", Futuropolis, 17 €.

Lanfeust encore et toujours

BD LANFEUST.jpgOn décline dans la série Lanfeust. Après Lanfeust de Troy et Lanfeust des Etoiles, on passe à Lanfeust Odyssey. Lanfeust rentre chez lui avec son compagnon Hébus, le gros troll. Sauf que depuis son départ les choses ont un brin changé sur Troy. Cette nouvelle déclinaison signée bien sûr par Arleston au scénario et Tarquin au dessin a toutes les vertus pour plaire aux fans du genre. Premier épisode, L'Enigme Or-Azur. Les héros ont pris un petit coup de vieux et Lanfeust a de nouveau la charge de Troy. Chaque aventure se déroulera en deux tomes. Histoire de ne pas lasser les lecteurs. "Lanfeust Odyssey" T 1, Soleil, 13, 50 €. 

Camus et Ferrandez

BD HOTE.jpgOn sait la passion de Ferrandez pour l'Algérie où il est né. Sa remarquable fresque Carnets d'Orient en est la preuve. En adaptant une nouvelle d'Albert Camus tirée de l'Exil et le royaume, Ferrandez apporte une dimension supplémentaire à son oeuvre. La confrontation simple et humaine entre un instituteur qui enseigne aux jeunes Arabes et le prisonnier, arabe aussi, qu'il doit convoyer à la ville est un drame pathétique. On est à l'aube de la guerre d'Algérie. Le destin de deux hommes va se nouer par hasard et leurs choix peut-être les perdre malgré leur honnêteté. Ferrandez est parfait. "L'Hôte", Gallimard, 13,90 €

Ordre mortel

BD OBEISSANCE.jpgOn avait vu récemment à la TV l'adaptation du roman de François Sureau. Cette fois, c'est Franck Bourgeron qui met en images - et quelles images - la ballade mortelle d'une guillotine en pleine guerre de 14 accompagnée du bourreau Deibler pour aller raccourcir un poilu criminel. Obéir aux ordres, ceux de la patrie en danger, tel est le leitmotiv du discours asséné à l'escouade accompagnatrice qui doit traverser les lignes ennemies. Raison et ineptie des ordres, la "veuve" arrivera-t-elle à bon port ? Une mission au bout de l'enfer à laquelle le crayon de Bourgeron apporte sa force. "L'Obéissance", Futuropolis, 17 €

17/11/2009

La savoureuse blessure d'amour-propre de Veyron

BD AMOUR.jpgMartin Veyron a la sérénité des vrais tendres, cette élégance naturelle des grands fauves qui ont (presque) tout compris de la vie. Ou au moins ont eu le mérite d'essayer. Veyron est l'incontournable auteur de l'Amour propre, succès national qui racontait en détail tout ce que l'on avait toujours voulu savoir sur le plaisir féminin. Avec doigté et délicatesse, humour et trait léger, Martin Veyron, futur Grand Prix d'Angoulême en 2001, avait tout dit en ces débuts d'années quatre-vingts sur le point G du célèbre docteur Grãffenberg.

Absolument réfractaire à l'idée de donner une suite à son best-seller, « je déteste le principe des séries », et surtout « beaucoup moins libre qu'à l'époque avec ce politiquement correct qui nous submerge aujourd'hui », Martin Veyron a pourtant fini par céder. « Cette fois, je me suis carrément remis en scène, dessiné, assumé totalement, origines et contenu », enchaîne Martin Veyron avec un petit rire nerveux qui illumine son regard espiègle.

Voici donc Blessure d'amour-propre (Dargaud) qui est « une vraie fausse suite » comme la définit Veyron. « Après avoir eu un album avorté chez un éditeur, j'ai cherché une idée nouvelle mais j'étais coupé dans mon élan. Et puis ce personnage de journaliste féminin qui veut interviewer l'auteur de l'Amour propre s'est imposé à moi », poursuit le dessinateur.

Avec un sens inné de la mise en scène, Martin Veyron qui est aussi un excellent dessinateur de presse, raconte donc les péripéties hasardeuses d'un héros qui lui ressemble comme un frère. « On se calme. Ce n'est pas une autobiographie que je signe. Mais l'âge qui vient, les interrogations existentielles, d'accord. Comme les siestes dans mon atelier mais le reste, le grand sorcier du point G et l'impuissance... ». Martin, le héros de cette histoire édifiante, veut finir par donner un sens à sa vie. Il va y arriver, se détacher du péché de la chair, faire un bref séjour à l'ombre pour enfin pouvoir cultiver son jardin et s'abandonner aux joies d'être grand-père.

Comme dit Veyron, « on ne rit pas toujours de ce qui est vrai. Le subterfuge est de faire croire à son histoire ». Malicieux, Martin Veyron, poète que l'on sent fragile quand il manie la dérision et qui, quand il se laisse aller, est un bonheur d'authenticité. Sa Blessure d'amour-propre se découvre et se savoure lentement comme une friandise.

Tramp au Tonkin

BD TRAMP.jpgAvec ce dernier album, le Montpelliérain Patrick Jusseaume, sur un scénario de son ami et complice Kraehn, termine la saga asiatique de leur héros Calec. Le marin bourlingueur qui était sur les traces de son père mort en Indochine en pleine guerre française dans les années cinquante se retrouve sur la piste d'un magot. Dans le Trésor du Tonkin s'accumulent trafics, éliminations et femmes fatales. Calec remonte la piste malgré deux flics prêts à tout. On plonge avec Calec dans cet Indochine qui deviendra le Vietnam, un décor que Jusseaume a su restituer et qui est le théâtre parfait de cette aventure. Tramp T 9, Dargaud, 13,50 €

Le poker roi

BD POKER.jpgLe poker est tendance. Rien d'étonnant que ce jeu devienne le thème d'une série. Mark Middleton dont les parents ont disparu dans un soi-disant accident est un joueur de poker talentueux. Son objectif : se faire admettre dans le Cercle composé de gens dont les pouvoirs sont sans limites. Mark va devoir faire ses preuves à la table de jeu sous l'oeil d'un curieux mentor et d'une belle Italienne, Gia, dont les buts sont pour le moins inavouables. Derrien au scénario et Van Liemt au dessin ont su mettre en place une série nerveuse, bien cadrée. Le trait est efficace, les personnages intéressants. A suivre de près. Poker T1, Le Lombard, 10,40 €

L'Histoire de la seconde guerre mondiale a encore la vedette

BD HISTOIRE.jpgElles se bousculent les séries qui ont la Seconde Guerre mondiale pour décor. La petite dernière c'est celle de Thierry Gloris et Marie Terray qui aborde un sujet douloureux, celui des Malgré Nous, Alsaciens et Lorrains qui devront combattre sous l'uniforme allemand. On est immédiatement séduit et embarqué par l'histoire de Louis, étudiant désinvolte. Il fera le mauvais choix, contraint et forcé, sera enrôlé dans la SS. Pris au piège de cette terre qui a changé de mains trois fois en moins d'un siècle Louis est l'exemple de cette déchirure. Un excellent scénario et un dessin parfait de Marie Terray, riche et qui soutient parfaitement l'histoire. Belles couleurs (Quadrants, 10, 50 €).

Une suite sur un sujet tout autant délicat, celle de Il était une fois en France. Dans ce tome 3 on suit les tentatives couronnées de succès de Monsieur Joseph, collabo notoire, qui s'offre une belle étiquette de résistant. Occupation, marché noir, Laffont, rien n'est faux dans cette aventure édifiante signée avec talent par Fabien Nury et Sylvain Vallée au dessin. Un tome 3, Honneur et Police, le nom d'un réseau. Nerveux et percutant (Glénat, 13 €).

Deux suites et non des moindres chez Paquet grand spécialiste de la BD d'aviation. Le Grand Duc avec le tome 2, Camarade Lilya. Que dire de ce dessin superbe de Hugault, maître en beaux avions et jolies filles sur un scénario bien ficelé de Yann. Les dés sont jetés, les destins en marche sur le front de l'Est (12, 90 €). Horrido, tome 3 de Ciel en ruine, enfin. Les Me 262 font la chasse aux Forteresses volantes dans cette BD aéronautique teintée de fantastique par Pinard et Dauger (12, 90 €).

Ardente Rani

BD RANI.jpgAvec Les Maîtres de l'Orge Van Hamme et Valles avaient signé une saga qui a marqué. Ils récidivent avec la complicité comme coscénariste d'Alcante et une femme comme héroïne de leur nouvelle fresque qui a pour cadre la France du milieu du XVIIIe siècle. Une succession usurpée, un méchant qui ne recule devant rien, une oie blanche, un bel étranger, une fortune convoitée et enfin Jolanne de Valcourt, trahie, bafouée dont la vengeance sera terrible, tous les ingrédients sont réunis dont le superbe dessin de Vallès. On est parti pour un beau voyage de cape et d'épée qui ira jusqu'aux Indes. "Rani, T1 Bâtarde", Le Lombard ; 13,50 €.

Steinbeck adapté

BD SOURIS.jpgDes Souris et des hommes est l'un des plus mythiques romans de Steinbeck. George et Lennie en pleine dépression américaine travaillent comme saisonniers dans des fermes. Lennie est un peu simple d'esprit, un grand niais bourré de muscles. Histoire de femmes et d'hommes paumés, de violences et d'amours simples, Steinbeck trace des portraits d'une rare finesse et raconte une tragédie. L'adaptation de Bertola ne déçoit pas, au contraire. Lavis en noir et blanc, texte jamais trahi, on suit le drame monter en puissance jusqu'à l'explosion finale. Remarquable de ton et de transcription."Des Souris et des hommes", Delcourt ; 14,95 €.

 

04/11/2009

L'appel des grands espaces revient en force

BD RADISSON.jpgBienvenue dans les grands espaces, ceux de cette Amérique du Nord où les colons tracent leur route se souciant peu ou pas des tribus indiennes. Avec la mise en BD de l'autobiographie de Pierre-Esprit Radisson, on est à la fin du XVIIe siècle en Nouvelle France. Radisson, jeune adolescent courageux et intrépide, va être fait prisonnier par les Iroquois qui lui laisse la vie sauve. Adopté par la tribu, Radisson va vivre des aventures exceptionnelles que Bérubé a su adapter et dessiner avec talent, tout en créant une ambiance à laquelle adhère le lecteur. Le début d'une série forte (Radisson, T1, Fils d'Iroquois, Glénat, 9, 20 €).

BD MARTHA.jpgSeconde balade, la suite incontournable des aventures de Martha Jane Cannary sous les plumes de Matthieu Blanchin et Christian Perrissin. Ce second volume qui couvre les années 1870 à 1876 de la vie de celle que l'on a surnommée Calamity Jane est aussi superbe que le premier. Construction, dessin noir et blanc ombré, scénario, on plonge dans cet Ouest dur et difficile loin des visions hollywoodiennes. Amour, passion, Martha Jane, de la légende à la réalité, un travail superbe pour une histoire hors du commun (Futuropolis, 21 €). Avec Sky Hawk (Casterman) Jiro Taniguchi consacre un manga au western. Des Indiens encore, les Sioux que le gouvernement chasse de leurs terres et extermine. Deux samouraïs japonais exilés combattent à leurs côtés. Une fresque étonnante menée de main de maître par Taniguchi sans emphase mais du souffle et son dessin réaliste et délicat. (Casterman, 12 €).

 XIII et les débuts d'Irina

BD IRINA.jpgEn brossant les origines des personnages secondaires les plus marquants de la série XIII, des auteurs reconnus comme cette fois Corbeyran et Berthet nous font de beaux cadeaux tout en enrichissant le mythe. Après La Mangouste, c'est au tour de deux belles méchantes de XIII de nous dévoiler leurs origines et leur passé. Irina, fille du KGB, et Jess la tueuse vont voir leur route se croiser. Devenue un agent impitoyable, Irina veut venger son amie de jeunesse. Mais les apparences sont parfois trompeuses. Un bon scénario et un Berthet, le créateur de la série Pin-Up, au mieux de sa forme. XIII Mystery, Irina, Dargaud, 10, 40 €.

Marilyn détective

BD MARILYN.jpgUne rencontre, un hasard qui font se croiser à New York Marilyn Monroe et un chauffeur de taxi qui se rêve écrivain. Christian de Metter nous a concocté un drame psychologique sur fond de fantastique tout à fait étonnant. Le duo s'embarque dans une balade sous la neige et tombe en panne. Accueillis dans un manoir par un couple curieux, ils sont pendant la nuit confrontés à des phénomènes étranges et inquiétants. Mais il y aura une solution à l'énigme et Marilyn jouera à la détective. L'histoire se tient parfaitement. On y croit et on tremble charmé par Miss Monroe que De Metter sublime. Marilyn, de l'autre côté du miroir, Casterman, 18 €.