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07.10.2007
Ave César les aigles se sont envolés
Tiens donc, Rome de nouveau à l’affiche. Histoire de mode ? Quand on dit Rome on parle de l’Antique, de celle de ce bon Jules ou de Néron le pyromane, celle d’Alix et de Murena (astucieuse, non, l’allusion ?) celle de Romulus et Remus, les deux frères fondateurs nourris au lait de louve de la capitale de l’empire romain. Ce sont d’ailleurs de frères dont il va s’agir car cette saga dans laquelle Marini s’est embarqué met en scène le destin mouvementé de deux adolescents furieux dont on sent bien dès les premières planches qu’ils ne vont pas faire dans la dentelle.
Le premier, Ermanamer, est fils d’un chef barbare qu’on envoie se faire adopter manu militari par une famille romaine. Classique et vrai. Devenu Arminius il va y retrouver le second, Marcus, progéniture officielle de son nouveau père, Valerius, un pas facile, qui a gardé sa fougue de légionnaire. Après des débuts difficiles les deux garçons vont devenir copains. Ils auront subi tous les outrages possibles d’un instructeur qui leur aura appris à trucider leur prochain dans la joie et la bonne humeur. Ils apprendront tout seul et avec délectation à trousser les filles.
Mais on sent que ce tome 1 n’est que la mise en bouche. Que Arminius n’oubliera pas ses origines de barbare et entrera en résistance. Que Marcus son frère d’adoption a des états d’âme. Que la belle Morphea jouera un rôle capital par la suite. Mais que l’ensemble fonctionne bien ! Le dessin de Marini est peut-être encore plus fort dans sa présence, son réalisme et sa fougue que dans Scorpion. L’histoire est classique sur le fond mais bien construite. Rien à dire. C’est béton. (Les aigles de Rome par Enrico Marini, Dargaud, 12,50 Euros)
Tel est pris qui croyait prendre
Une histoire d’arnaque, de tel est pris qui croyait prendre. Ils seront sept car c’est le fil rouge de la série. 7 hommes, 7 missions, 7 récits. Pour le second opus ce sont effectivement sept voleurs, pas vraiment des flèches, qui vont être recrutés pour piquer le trésor des nains. On ne rit pas car cette aventure a tous les ingrédients et la solidité des vieilles troupes pour séduire par ses rebondissements le divin lecteur.
Tout ce petit monde va aller baguenauder dans la campagne, y perdre au passage des compagnons de voyage pour enfin arriver au cœur de la montagne où un dragon de pierre défend le trésor. Et bien sûr rien ne va se passer comme prévu sinon on n’en parlerait pas. David Chauvel sait bâtir un édifice scénaristique sans faille majeure et Jérôme Lereculey sculpter son dessin pour que l’action éclate quand il le faut, au bon moment. On est dans le réalisme le plus total, assumé et dirigé. L’ambition est de distraire par une bonne histoire. Mission réussie. ( Sept voleurs par Chauvel et Lereculey, Delcourt).
17:36 Publié dans Parutions BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




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