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20.10.2006

Zep revient avec Titeuf et ses copains

medium_BDJUILLARDZEP_009.jpg« C'est quand j'écris mes histoires que mes souvenirs d'enfance, au moins les plus forts, me reviennent. Je note mes idées dans un cahier, d'une écriture quasi automatique. » Et pour Zep, le papa de Titeuf, le plus célèbre des petits garçons de la BD qui publie aujourd'hui son onzième album (1 800 000 exemplaires, Glénat, 9,40 €), des histoires il en faut. Beaucoup.

medium_BDZEP.jpgAlors quoi de neuf dans ce tome onze qui a pour titre Mes meilleurs copains ? : « D'abord le format. Je suis revenu à une planche par histoire, ce qui me correspond le mieux. Quant au sujet il rassemble une galerie de portraits des copains de Titeuf, Manu, Vomito, Ramon, Hugo, Nadia bien sûr, confrontés à des sujets très variés, de l'anecdote aux grands thèmes de société. » Avec son Titeuf devenu au fil des ans un phénomène éditorial Zep s'amuse : « Titeuf a été et reste une sorte de récréation dans ma carrière de dessinateur même si aujourd'hui il me prend une grande partie de mon existence. » Un espace total de liberté cependant, pas vraiment le boulot qui le fait craquer. Se mettre dans la peau d'un petit garçon confronté aux dures réalités de la vie dans lequel parents et enfants pouvaient se reconnaître c'est sûrement ce qui a assuré le succès de Titeuf : « Je trie mes sujets mais je ne me censure jamais. Cela dit je vieillis, j'ai à mon tour des enfants et cela me permet d'aborder de nouveaux thèmes comme la pédagogie. Vous le verrez dans l'album où Titeuf et ses copains sont confrontés à un jeune prof qui vient remplacer leur inamovible maîtresse. » Même si à un moment Zep a été tenté de faire grandir Titeuf il y a renoncé : « J'aurai dû le faire basculer dans le monde des pré-ados puis des ados dont je gardais des souvenirs encore plus clairs et précis que ceux de mon enfance mais je me serais coupé justement de ce monde et de ses utopies, de sa spontanéité. » Dans les 46 planches de l'album Zep déclinent avec humour et tendresse sujets graves et souriants. Le racisme et son « gène qu'on pourra opérer un jour », tata Alice qui a une « love affair » ou le handicap et « le monsieur qui a des roues », autant de réactions, de mots qui sonnent juste d'un enfant qui n'arrête pas de vouloir comprendre le monde qui l'entoure. On appréciera d'autant plus volontiers ce nouveau Titeuf qu'il a conservé toute sa spontanéité. A l'image de son papa.